Un suspect avoue le meurtre de Ludivine

le 04 avril 2005 à 17h00 , mis à jour le 04 avril 2005 à 22h07

Un conducteur de bus, arrêté vendredi dans le cadre de l'enquête sur le viol et le meurtre de la jeune fille à Guérande, a reconnu les faits. Déjà connu des services de police pour des affaires de stupéfiants, il a expliqué son geste par "une pulsion".

ludivine_guerande_confpresseLa conférence de presse du procureur de la République, au cours de laquelle a été annoncée l'arrestation

Un chauffeur de bus de Saint-Nazaire, âgé de 25 ans, a été mis en examen pour viol suivi de meurtre et écroué dimanche dans l'enquête sur le meurtre de Ludivine, 23 ans, tuée en mai 2004 à Guérande.

Selon le parquet de Saint-Nazaire, l'homme a été arrêté en fin de semaine dernière. "Vendredi après-midi, un suspect a été interpellé; celui-ci, d'une part, était confondu par des éléments matériels tels que l'ADN, mais (il a) également (fait) des aveux", a annoncé lors d'une conférence de presse Pierre-Marie Block, procureur de la République de Saint-Nazaire. "L'individu a reconnu avoir violé et tué Ludivine".

La preuve par l'ADN

Le suspect a expliqué aux enquêteurs avoir rencontré la victime deux ans avant les faits et a expliqué son geste par une "pulsion". Ce conducteur de bus dans une société privée nazairienne est connu de la justice pour des faits liés aux stupéfiants. Les enquêteurs ont pu faire le lien avec lui grâce à l'ADN retrouvé sur le corps de Ludivine qui a été comparé à un prélèvement d'ADN dont le suspect a fait l'objet lors d'une audition fin février.

Le corps de Ludivine, 23 ans, a été retrouvé le 31 mai 2004 à Guérande par un promeneur dans un chemin encaissé d'une zone commerciale. La jeune femme avait été étranglée dans son appartement et son corps présentait des traces de coups et avait été partiellement brûlé post mortem. L'homme mis en examen ne fait pas partie des jeunes auditionnés lors de l'enquête, tous issus de milieux de marginaux et qui avaient participé à la fête à laquelle s'était rendue Ludivine la nuit de sa mort dans un champ de Saint-Molf, à quelques kilomètres des lieux de la macabre découverte. Une cellule d'enquête spécialisée de sept hommes avait été activée pour travailler sur cette affaire et environ 250 prélèvements ADN ont été réalisés dans le cadre de cette enquête selon la gendarmerie.

Photo d'ouverture : la conférence de presse du procureur de la République, au cours de laquelle a été annoncée l'arrestation - DR

le 04 avril 2005 à 17:00
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