Tragique incendie dans un hôtel parisien

Par D.S. (d'après AFP), le 15 avril 2005 à 07h39 , mis à jour le 16 avril 2005 à 08h53

L'hôtel-Opéra à Paris (IXe)a été détruit par un incendie dans la nuit de jeudi à vendredi. Vingt de ses occupants, dont dix enfants, ont perdu la vie et une soixantaine d'autres sont blessés, parfois très grièvement.

incendie hôtel Paris Opéra © Pompiers de Paris

Vingt personnes, selon un dernier bilan de la préfecture de police, ont été tuées et près d'une soixantaine blessées, dont onze grièvement, lors d'un incendie qui a ravagé un hôtel du IXe arrondissement de Paris dans la nuit de jeudi à vendredi. Dix enfants figurent parmi les victimes. De nombreux blessés sont polytraumatisés après s'être jetés par les fenêtres pour tenter d'échapper à la mort.

Le feu, dont l'origine est "sans doute accidentelle" de source policière, a été éteint à 5h45 après plus de trois heures de lutte dans le cadre du "plan rouge". Plus de 250 sapeurs-pompiers et secouristes du SAMU, 57 engins, dix petites lances, huit ambulances de réanimation sont intervenus pour venir à bout des flammes et porter assistance aux victimes du Paris-Opéra,.

De nombreux immigrés

Parmi les 76 personnes qui habitaient l'hôtel, sept familles étaient logées par le Samu social, trois par la ville de Paris et trois à cinq autres par des associations caritatives. Selon le préfet de police, pas moins de sept nationalités sont représentées parmi les treize blessés grave : française, sénégalaise, portugaise, ivoirienne, américaine, ukrainienne et tunisienne.

Selon le préfet de police de Paris, l'établissement, dont 75 des 76 places étaient occupées, ne posait "a priori" pas de problème de sécurité. Les pompiers ont confirmé vendredi matin que l'hôtel ne disposait que d'une seule issue, l'entrée principale. Néanmoins, la réglementation n'impose pas plusieurs sorties de secours pour tous les types d'immeubles.

Enquête pour "homicides involontaires"

Jacques Chirac a exprimé vendredi matin son "sentiment d'horreur" et son "émotion" à la suite de cet incendie qui "constitue une catastrophe parmi les plus douloureuses qui aient endeuillé Paris". Tout en exprimant "sa profonde compassion", le président a souligné "le courage extraordinaire" des secours. Le Premier ministre a lui aussi exprimé sa "vive émotion".

Le ministre de l'Intérieur, Dominique de Villepin, ainsi que le maire de Paris, Bertrand Delanoë, se sont rendus sur place. Un numéro vert a été mis en place par la préfecture de police de Paris pour les familles des victimes hospitalisées : le : 08 11 00 06 75 et 08 10 09 86 09. La brigade criminelle a été chargée de l'enquête qui, de source policière, sera longue et difficile. Le parquet de Paris a ouvert vendredi en fin de matinée une enquête pour "homicides involontaires"

"Cesser l'hébergement dans les hôtels"

L'association Droit au Logement, "frappée par l'horreur de l'incendie", exhorte les autorités à "cesser de loger des familles dans des hôtels de tourisme, un pis-aller coûteux pour les collectivités publiques, inadapté, précaire et dangereux pour les familles sans logis". "Plusieurs centaines de familles sont hébergées dans ces conditions à Paris et plusieurs milliers le sont en France", indique encore de DAL. Jacques Bravo, le maire du IXe arrondissement, a indiqué qu'il avait "dégagé le nombre de logements qu'il fallait" pour le relogement des victimes. Il s'agit d'une "solution d'urgence", a-t-il précisé. Le Premier ministre a quant à lui demandé au ministre de la Cohésion sociale, Jean-Louis Borloo, de prendre des mesures de "relogement".

(Image Pompiers de Paris)

Par D.S. (d'après AFP) le 15 avril 2005 à 07:39
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