
Au Parquet de Paris comme au ministère de l'Intérieur, c'est l'attente. Une "cellule de crise" a été installée lundi auprès de la direction générale de la Police nationale (DGPN), à la veille du premier "rendez-vous" fixé par un groupe AZF qui menace les autorités d'une "tragédie madrilène". Une menace implicite en référence aux attentats de Madrid qui avaient fait 191 morts le 11 mars 2004.
Sans menacer explicitement de faire sauter des trains comme l'avait fait un premier groupe AZF en 2004 en réclamant une "rançon", le groupe AZF 2 exige une "subvention" de l'Etat, par une lettre envoyée conjointement à la présidence de la République et au ministère de l'Intérieur en date du 15 mars dernier.
"Des explosifs de forte puissance"
"A partir du 3 mai, nous reprendrons contact avec vous", promettaient alors les expéditeurs, en exigeant une réaction "dans des délais très courts" à toute ses exigences éventuelles. Chacune des missives contenait une pièce appartenant au mécanisme d'un détonateur. "Il vous sera révélé le jour même de l'opération les coordonnées GPS d'emplacements symboliques où nous avons dissimulé des explosifs de forte puissance", ajoutaient-ils.
"Nos services sont mobilisés pour agir discrètement", a assuré le ministre de l'Intérieur Dominique de Villepin, lundi sur BFM. La "cellule de veille" mise en place doit contribuer à coordonner les renseignements recueillis par les différents services de police concernés, la Division nationale antiterroriste (DNAT) pour la coordination de l'enquête et l'Office central pour la répression du banditisme (OCRB).
Photo (archives) : lettre du groupe AZF envoyée aux pouvoirs publics, le 25 mars 2004.
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