Deux arrestations à Sarreguemines

le 13 mai 2005 à 15h41 , mis à jour le 13 mai 2005 à 15h53

Une enquête de voisinage a permis d'identifier les responsables des dégradations commises il y a quelques jours dans le cimetière juif de Sarreguemines. Arrêtés, les deux adolescents ont avoué avoir agi "par bêtise".

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Deux jeunes garçons de 14 et 12 ans, arrêtés vendredi matin, ont avoué avoir renversé dimanche une soixantaine de stèles du cimetière juif de Sarreguemines, en Moselle - un acte qui avait provoqué l'indignation générale et la condamnation des plus hautes autorités de l'Etat. Les deux mineurs, qui habitent à proximité, ont été identifiés après une enquête de voisinage, selon le procureur de la République de Sarreguemines Michel Beaulier. Un habitant du quartier a fourni des informations aux enquêteurs qui ont permis de remonter rapidement jusqu'aux deux jeunes gens. Entendus vendredi matin dans les locaux de la police de Sarreguemines, "ils ont déclaré avoir agi par bêtise dans la soirée de dimanche", a-t-il ajouté.

Le rabbin de Sarreguemines Claude Fhima a aussitôt réagi en se disant "effaré" par la jeunesse des deux garçons. "Cela témoigne de la faillite du système éducatif", a-t-il déclaré. 64 stèles du cimetière qui compte environ 400 tombes avaient été renversées.

Un "acte odieux" unanimement condamné

La profanation avait été découverte mardi après-midi par un employé municipal venu vérifier l'avancée de travaux. Des tombes d'enfants, à l'entrée du carré israélite, avaient notamment été profanées. La plupart des stèles renversées avaient été brisées. Une tombe avait été légèrement ouverte, la dalle avait été déplacée sans que la terre, en dessous, ne soit remuée.

Le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin avait notamment exprimé mercredi dans un communiqué son "indignation" face à "ce geste odieux". Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) avait également exprimé "son émotion et son indignation" et le ministre de l'Intérieur Dominique de Villepin avait téléphoné au président du Crif Roger Cukierman pour lui exprimer son "émotion" et sa "détermination à interpeller et juger les coupables", selon le Crif. Après les faits, la surveillance du secteur par la police avait été renforcée sur instruction du ministre.

Photo d'ouverture : les dégâts dans le cimetière - DR

le 13 mai 2005 à 15:41
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