Les lycéens s'invitent au tribunal

le 31 mai 2005 à 10h42 , mis à jour le 31 mai 2005 à 10h51

Plusieurs dizaines d'entre eux se sont opposés aux forces de l'ordre, mardi matin, en voulant assister au procès à huis clos de leurs camarades poursuivis pour des débordements lors des manifestations contre le plan Fillon.

Lycéen procès Samuel Morville © LCI

Des bousculades, opposant plusieurs dizaines de lycéens à des gendarmes, se sont produites mardi après 09h00 devant la 24e chambre du tribunal de grande instance de Paris où doivent être jugés dans la matinée quatre lycéens.

Aux cris de "les procès à huis clos, c'est la méthode des fachos" ou de "police nationale, milice du capital", des lycéens ont tenté de pénétrer en force dans la salle d'audience mais en ont été empêchés par des gendarmes qui assurent la sécurité dans le palais de justice de Paris. Des gendarmes ont ensuite refoulé à l'extérieur du palais une partie des lycéens qui ont été regroupés par des gendarmes mobiles sur le pont Saint Michel.

"Violence déguisée"

Samuel Morville, l'un des leaders de la coordination lycéenne dont le jugement pour outrage présumé à agent est attendu mercredi, est resté devant la salle d'audience, avec les mots "violence déguisée" écrits au feutre sur le front, en compagnie de quelques parents d'élèves.

Une série de lycéens, accusés d'"outrages" ou de "dégradations de biens" lors d'incidents qui ont émaillé la contestation lycéenne, en mars et avril, ont commencé à comparaître la semaine dernière devant les tribunaux correctionnels, notamment à Paris et dans le Val d'Oise.

Photo : Samuel Morville, porte-drapeau de la contestation lycéenne.

le 31 mai 2005 à 10:42
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