© TF1Un employé aux cuisines de l'hôpital Necker, dans le 15e arrondissement de Paris, a été tué samedi soir à coups de sabre sur son lieu de travail par un homme avec lequel il vivait, à la suite d'un "conflit sentimental", selon la police. Le meurtrier présumé, âgé de 53 ans, qui s'est rendu peu après les faits à la police, a été placé en garde à vue dimanche en fin de matinée à la 3e division de police judiciaire (DPJ) de la préfecture de police, chargée de l'enquête.
Il avait été initialement conduit à l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police, car il semblait ne pas jouir de toutes ses facultés. "A priori, ils vivaient ensemble depuis le mois de janvier", a-t-on précisé de source policière, ajoutant qu'"un conflit sentimental" entre la victime, âgée de 34 ans, et son compagnon était à l'origine du meurtre, commis au moyen d'un "petit sabre japonais", selon la police.
Arme de petite taille
La directrice de l'hôpital Isabelle Lesage a qualifié ce meurtre d'"affaire totalement privée qui ne concerne pas le fonctionnement" de l'établissement. Au cours d'un point de presse dans l'enceinte de l'hôpital Necker, qui compte quelque 600 lits (enfants et adultes), des responsables ont raconté l'agression.
L'homme a pénétré peu avant 19h00 dans l'hôpital, "une arme blanche de petite taille" dissimulée sous son manteau, selon Mme Lesage. Le Groupement hospitalier universitaire Ouest, "Hôpital Necker - enfants malades", l'un des 39 hôpitaux de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), est un ensemble de 28 pavillons répartis sur huit hectares, rue de Sèvres, à quelques centaines de mètres de la gare Montparnasse.
Intervention du personnel de sécurité
Selon Alain Lepère, responsable de garde à la direction de l'AP-HP, l'agresseur "connaissait l'hôpital puisqu'il savait où son ami travaillait". Il s'est rendu directement dans les cuisines, où il a porté plusieurs coups d'une arme blanche à la victime, avant de s'enfuir dans la confusion qui a suivi. Le meurtrier présumé s'est ensuite rendu, avec son sabre ensanglanté sur lui, au commissariat central du XIVe, avenue du Maine, à 1.500 mètres de l'hôpital.
Interrogé sur les mesures de sécurité à Necker, M. Lepère a expliqué que des contrôles sont effectués à l'entrée des voitures. Le service de sécurité "était très présent samedi soir puisqu'il y avait quatre agents de sécurité", un nombre "suffisant" un samedi soir, a-t-il affirmé.
Assurant que le personnel de sécurité était "intervenu avec beaucoup de courage", M. Lepère a souligné que "l'hôpital est un lieu public dans lequel on peut entrer et il est hors de question que nous entourions un hôpital de hauts murs pour le rendre inaccessible". mais n'est pas contagieuse.
(Photo : l'hôpital Necker.TF1)
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