Pieri et Talamoni fixés sur leur sort

le 20 mai 2005 à 07h00 , mis à jour le 20 mai 2005 à 13h40

Le jugement du tribunal correctionnel de Paris dans le procès des nationalistes corses Charles Pieri et Jean-Guy Talamoni est attendu dans quelques minutes. Sur l'île, les nationalistes appellent à manifester. Le FLNC du 22 octobre a menacé de mener des "actions spectaculaires".

charles pieri © INTERNE

Quel sort la justice réserve-t-elle à Charles Pieri et Jean-Guy Talamoni? Réponse dans quelques minutes. Le jugement du tribunal correctionnel de Paris est attendu à partir de 13h30. Considéré comme le véritable chef du FLNC-Union des combattants (FLNC-UC), Pieri était poursuivi aux côtés de 22 personnes, parmi lesquelles nombre d'amis et membres de sa famille, pour des malversations visant à financer son mouvement, son train de vie et celui de ses proches. Parmi ses principaux co-prévenus se trouve une autre figure nationaliste de l'île : Jean-Guy Talamoni, président d'Unione naziunale à l'assemblée de Corse. Le parquet a requis à son encontre trois ans d'emprisonnement dont un avec sursis assortis de cinq ans de privation des droits civils, civiques et de famille, sanction qui, si elle était suivie, entraînerait son inéligibilité. Contre Charles Pieri, le parquet avait requis lors de l'audience, du 10 mars au 15 avril dernier, une peine de 10 ans de prison.

Regain de tension sur l’île

Les nationalistes corses ont d’ores et déjà appelé à manifester cet après-midi devant le palais de justice de Bastia pour protester contre le jugement. Unione Naziunale, le groupe des huit élus nationalistes à l'Assemblée de Corse, a appelé à manifester dès 13h00. Le Comité Anti-Répression (CAR), association de défense des détenus nationalistes, a également appelé à manifester.

Pour sa part, l'un des principaux mouvements clandestins en Corse, le FLNC dit "du 22 octobre", a annoncé vendredi "des actions spectaculaires", dans un communiqué authentifié revendiquant "17 actions" parvenu à une radio insulaire quelques heures avant le jugement rendu à Paris dans l'affaire Pieri. Parmi les 17 actions revendiquées figurent notamment des attentats perpétrés le 10 mai contre une annexe du palais de justice de Bastia et le 15 mai contre une annexe du tribunal de grande instance d'Ajaccio, quatre actions commises depuis février contre des locaux de gendarmeries, ainsi qu'un attentat le 11 mars contre la DDE d'Ajaccio qui avait légèrement blessé deux enfants.

le 20 mai 2005 à 07:00
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