© INTERNELa cour d'assises de Maine-et-Loire a poursuivi mercredi les interrogatoires des accusés mettant en cause Franck, figure centrale du procès d'Angers, marqués par une séries d'aveux, de fausses déclarations, de trous de mémoires et de rétractations. Interrogé depuis mardi sur les déclarations de ses co-accusés, cet homme de 35 ans, qui comparaît notamment pour proxénétisme sur 31 enfants et viols sur 15, a continué à nier avoir violé ses deux filles et son fils, reconnaissant uniquement une scène d'agressions sexuelles. Avachi sur sa chaise, la diction pâteuse, il a traité à plusieurs reprises ses accusateurs de "menteurs", affirmant que leurs témoignages étaient "faux".
Pédophilie : le bilan de "l'autre procès d'Angers"
Le principal accusé à ce procès de viols et de viols en réunion sur sept victimes, dont deux fillettes, écope de sept ans de prison. Il avait déjà été condamné à Angers dans le cadre du plus grand procès de pédophilie jamais organisé en France.
Publié le 18/03/2010
A Laval, un procès de pédophilie sur fond de misère sociale
Le procès de 5 hommes, accusés de pédophilie sur fond de misère sociale et intellectuelle, s'est ouvert mardi devant les assises de Laval.
Publié le 02/03/2010
Pédophilie : l'autre procès d'Angers
Cinq hommes accusés de viols et de viols en réunion sur sept victimes, dont deux fillettes de 1 et 6 ans, comparaissent depuios mardi aux assises de Laval. Deux d'entre eux avaient déjà été condamnés à Angers dans le cadre du plus grand procès de pédophilie jamais organisé en France.
Publié le 02/03/2010
"J'ai rien vu quand j'étais chez lui", a affirmé d'emblée Jacqueline, 54 ans, soulignant ne plus se rappeler "du tout" de ses accusations faites en garde-à-vue. Elle était alors "sous la contrainte de la police", se justifie-t-elle. "J'ai pas vu, j'étais dans la cuisine", a-t-elle déclaré à plusieurs reprises, lorsqu'on lui demande si des enfants étaient abusés sexuellement au domicile de Franck. "Il se passait quelque chose dans les chambres?", lui demande le président. "Sans doute, parce que les enfants criaient", a-t-elle fini par admettre. A ses côtés, Magali C., 28 ans, est revenue sur toutes ses accusations, affirmant que les agressions sexuelles commises par Franck sur sa fille Marine*, qu'elle avait décrites à l'instruction étaient "pure invention". "C'était beaucoup plus simple d'aller dans le sens des gendarmes et de la juge, on nous foutait la paix", a-t-elle expliqué, précisant n'avoir jamais fait l'objet de menaces. Elle a avoué un peu plus tard à la barre qu'elle avait elle-même abusé de son propre fils, "toute seule, chez moi". "J'ai essayé de le dire au juge, mais quand on veut nous faire dire n'importe quoi, et on ne veut pas écouter la vérité, voila ce qui en sort", a-t-elle déclaré.
Alain, un peu plus tôt, avait évoqué à la barre une scène d'attouchements sexuels impliquant Franck et son père Philippe, le pantalon baissé, qui "touchaient le sexe" des trois enfants de Franck. Il a finalement reconnu qu'il s'agissait de scènes de sodomie. "J'ai regardé, j'étais paralysé", a-t-il avoué.
Scène de partouze
A sa suite, Véronique, 42 ans, a refusé pendant un long moment de s'exprimer, affirmant être "menacée de mort par quelqu'un dans la salle qui veut me tuer", mettant en cause Jean-Marie, un autre accusé. Elle a finalement craqué : "Franck allait dans la chambre de ses filles pour abuser de sa fille Marine, avec son père Philippe V. et Philippe R. Marine, elle disait « arrêtez », elle criait, elle pleurait, mais ça ne les arrêtait pas", a-t-elle expliqué. Les témoignages se sont succédé sur le même modèle: Jackie, 38 ans, a raconté "une scène de partouze" chez Franck, à laquelle il avait participé avec plusieurs adultes, dont Franck. Georges, 40 ans, a fait de fausses déclarations pour se venger "parce qu'on a dit pareil sur moi et mes filles". Franck B, malgré ses "pertes de mémoires", se souvient qu'il "tripotait" sa fille. D'autres l'accusent de sodomie sur plusieurs enfants de voisins, amis ou parents, à son domicile ou chez d'autres couples. "Ca commence à me prendre la tête, il y en a qui vont avoir des problèmes ce soir", a grimacé Franck. Il a finalement quitté la salle sous escorte, menaçant de "pêter les plombs", entraînant une suspension d'audience.
Les auditions de ses accusateurs pourraient encore se poursuivre lundi prochain, avant l'interrogatoire de son ex-femme Patricia, soupçonnée d'être la trésorière du réseau.
*Les prénoms des enfants ont été changé
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