Raffarin au Sénat ?

Par D'après AFP, le 31 mai 2005 à 16h56 , mis à jour le 31 mai 2005 à 17h03

Le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, dont la démission a été acceptée mardi par le président Jacques Chirac, n'a jamais rien laissé transparaître de ses projets pour l'après-Matignon, même si on lui prête l'ambition de briguer à terme la présidence du Sénat.

[Expiré] [Expiré] Jean-Pierre Raffarin RPR © AFP

Sans doute du repos pour commencer. Après trois années parfois rudes à la tête du gouvernement, Jean-Pierre Raffarin devrait s'accorder quelques mois de détente, d'autant plus qu'il sort tout juste d'une opération de la vésicule biliaire, effectuée d'urgence le 7 mai. Il pourrait être ensuite très vite tenté de retrouver son fauteuil de sénateur et chercher à jouer sa partition à droite dans la campagne pour la présidentielle de 2007.

Son ami de toujours, le ministre de l'Agriculture sortant Dominique Bussereau s'est dit récemment convaincu qu'après son départ de Matignon, "les Français rendront hommage à son honnêteté, son courage, son travail. Un peu comme ils l'ont fait après 1981 avec Raymond Barre". "La voix de Jean-Pierre Raffarin pèsera lourd" en 2007 et il sera l'un des hommes-clefs de la présidentielle, a-t-il affirmé. Evoquant son impopularité, M. Raffarin a lui-même récemment souligné que "ce n'est pas à chaud que l'on obtient l'appréciation la plus objective". "Le temps apportera les réponses de vérité", a-t-il prédit.

"J'ai une ambition"

Dès son arrivée à Matignon en mai 2002, élus et observateurs lui ont prêté l'ambition de succéder à l'actuel président du Sénat, Christian Poncelet (UMP), 77 ans. Ce dernier a entamé en octobre 2004 son troisième "et dernier" mandat s'achevant en 2007.

Réélu en septembre dernier dans son fief de la Vienne avant de céder la place à son suppléant, Jean-Pierre Raffarin, 56 ans, pourrait provoquer une partielle dès l'automne afin de retrouver son siège à la Haute Assemblée. Depuis des mois, il entretient en tout cas le flou sur ses intentions, ses envies et ses aspirations. Il y a tout juste un an, interrogé sur son éventuelle intention de quitter un jour la politique, il avait affirmé qu'il "aimerait bien ça". "Connaître d'autres choses. Je suis fasciné par les déserts", avait-il lancé. Au détour d'une phrase, il affirmait un autre jour avoir des vues sur le monde associatif ou l'humanitaire.

Plus récemment, en passant chez Michel Drucker à l'émission Vivement Dimanche, Jean-Pierre Raffarin assurait ne pas être "comme les autres" et ne pas vouloir "monter la marche d'après", à savoir briguer l'Elysée. "Mais j'ai une ambition ! J'assumerais volontiers dans l'avenir des responsabilités européennes", avait-il confié. Le 17 mai, en meeting à Bordeaux, il avait aussi lâché que le "moment venu", il ferait le bilan de la relation président/Premier ministre depuis l'instauration du quinquennat afin de réfléchir à une réforme institutionnelle.

Par D'après AFP le 31 mai 2005 à 16:56
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