Sarkozy et Jospin préférés pour 2007, selon Louis-Harris

le 30 mai 2005 à 21h05 , mis à jour le 30 mai 2005 à 21h14

Selon un sondage Louis Harris-Libération-Itélé, le président de l'UMP et l'ancien Premier ministre sont les candidats préférés des sympathisants de droite et de gauche.

Lionel jospin journal de 20h TF1 référendum constitution

Après la victoire massive du non, la bataille de 2007 est commencée. A gauche, les sympathisants socialistes sont 30% à estimer que Lionel Jospin devrait être choisi comme candidat à la présidentielle, 24% ont désigné Laurent Fabius, 21% Dominique Strauss-Kahn, 21% François Hollande, 15% Jack Lang, 14% Martine Aubry et 8% Henri Emmanuelli (5% autres, 13% sans opinion), selon un sondage Louis Harris-Libération-Itélé, rendu public lundi. Pour les sympathisants de droite, c'est Nicolas Sarkozy qui arrive en tête avec 86%, suivi de Dominique de Villepin (25%), Michèle Alliot-Marie (17%), Jacques Chirac (14%), Jean-Louis Borloo (11%), Thierry Breton (3%) et Jean-Pierre Raffarin (2%). 4% ne se prononcent pas.

Près de la moitié des Français (48%) souhaitent l'organisation rapide d'élections législatives anticipées, après la victoire du non. Seulement 46% y sont opposés, et 6% ne se prononcent pas. 55% des personnes interrogées estiment également qu'après ce résultat Jacques Chirac est "durablement discrédité" contre 37% (8% sans opinion), mais seulement 37% sont favorables à une présidentielle anticipée, contre 58%, 5% n'ayant pas répondu. Par contre, 71% des sondés veulent la "démission rapide" de Jean-Pierre Raffarin. 22% y sont opposés, et 7% ne se prononcent pas. Parallèlement, 62% des Français prédisent "une crise politique majeure" après la victoire du non, contre 33% qui pensent le contraire et 5% sans avis.

Pour 53% d'entre eux, le poids de la France en Europe ne va pas être affaibli après le vote, alors que 43% jugent l'inverse (4% d'abstentions). 69% pensent que la construction européenne ne va pas être durablement arrêtée (24% oui, et 7% sans avis). 65% estiment que la situation économique ne va pas se dégrader (31% oui, 4% sans opinion). Parmi les arguments invoqués pour voter non, la volonté de permettre de renégocier le traité arrive en tête, invoquée par 38% des personnes sondées, suivie du refus d'une "Europe trop libérale" (32%), puis par l'expression d'un "ras-le-bol général" (31%).

Sondage réalisée par téléphone au lendemain du vote auprès de 1.402 personnes, représentatives de la population française âgées de 18 ans et plus, informées des résultats du scrutin, selon la méthode des quotas.

le 30 mai 2005 à 21:05
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