© INTERNEIl est difficile de savoir exactement ce qui s'est passé dans la nuit de samedi à dimanche à Nice. Treize personnes ont été interpellées après l'agression de plusieurs étrangers dans le centre ville où se déroulait samedi une rencontre des "Jeunesses identitaires", un groupuscule d'extrême droite. Les treize jeunes gens dont certains étaient en état d'ébriété, sont soupçonnés d'avoir participé dans la nuit à une série d'agressions, prenant à partie les personnes de couleur se trouvant sur leur chemin, a indiqué une source judiciaire qui a évoqué le "caractère très probablement raciste" de ces violences.
Ils ont été interpellés dimanche vers 2h du matin grâce au signalement d'une victime, un jeune Sénégalais qui a porté plainte après avoir reçu des coups de poing américain et s'être fait dérober son téléphone portable. Les treize interpellés, âgés de 18 à 25 ans, et originaires de toute la France (Isère, Gironde, région parisienne, etc.) ont été arrêtés en possession de matraques télescopiques, de poings américains, de ceinturon en chaînes et du téléphone volé.
Anciens membres d' "Unité radicale"
Deux d'entre eux dont un militaire, ont été relâchés, n'étant apparemment pas liés au groupe, alors que les onze autres, toujours en garde à vue, devraient être présentés au juge lundi. Les enquêteurs tentent d'établir leur appartenance aux "Jeunesses identitaires", qui avaient tenu samedi après-midi une réunion publique dans un hôtel niçois.
Deux des prévenus ont été interpellés à proximité du local de ce mouvement, créé par d'anciens membres d' "Unité radicale", un autre groupuscule d'extrême droite interdit après la tentative d'assassinat perpétrée par l'un de ses membres, Maxime Brunerie, sur Jacques Chirac le 14 juillet 2002. La préfecture des Alpes-Maritimes avait tenté d'interdire la réunion des "Jeunesses identitaires" à Nice mais le tribunal administratif avait cassé samedi matin l'arrêté préfectoral, estimant que "les forces de police disponibles (...) ne paraissaient pas insuffisantes pour sauvegarder la liberté de réunion". Des échauffourées ont opposé des membres des "Jeunesses identitaires" à des militants de mouvements antifascistes à Lyon en novembre 2004, et à Lille en février 2005.
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