© INTERNELe jugement dans le procès de l'entraîneur et du starter chargés de l'entraînement au cours duquel la skieuse française Régine Cavagnoud a été mortellement blessée, en octobre 2001 en Autriche, a été mis en délibéré au 13 juin. La deuxième et dernière journée d'audience devant le tribunal correctionnel d'Annecy s'est achevée vendredi en début d'après-midi, après les plaidoiries des défenseurs, qui ont demandé la relaxe de l'entraîneur Xavier Fournier et du starter David Fine.
Peu auparavant, le procureur Philippe Drouet avait requis des peines de quatre à six mois de prison avec sursis à l'encontre des deux techniciens poursuivis pour "homicide et blessures involontaires", ainsi que des amendes de 10.000 euros.
Les Allemands pas informés du départ de la skieuse
La faute des deux hommes est "d'une particulière évidence" car "ils n'ont pas informé la partie allemande du départ de Régine Cavagnoud" alors que l'entraînement était normalement suspendu pour permettre l'entretien de la piste, a affirmé le procureur. Selon Philippe Drouet, "la cause directe de l'accident" est certes la traversée de la piste par Markus Anwander mais l'entraîneur allemand "n'a pas commis de faute".
"Je sais que vous êtes meurtris par la mort de Régine Cavagnoud. J'aurais aimé demander contre vous un travail d'intérêt général qui vous obligerait à établir une charte pour offrir une meilleure sécurité sur les pistes de ski, mais la loi ne m'y autorise pas", a lancé le procureur à l'adresse des deux accusés. Le 13 juin prochain, ces derniers sauront si le tribunal aura choisi de suivre ces arguments... ou de les relaxer.
Photo d'ouverture : Régine Cavagnoud - archives
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