Affaire Crémel : la mise au point de Chirac

Par D'après AFP, le 24 juin 2005 à 12h59 , mis à jour le 24 juin 2005 à 14h00

Après les déclarations de Nicolas Sarkozy dans l'affaire Crémel, le chef de l'Etat a rappelé vendredi "le principe constitutionnel" de "l'indépendance de la justice". Il a estimé que "la décision de libération conditionnelle [du meurtrier présumé] a été rendue dans le respect de la loi". Il a souhaité la réforme de la législation sur la libération conditionnelle.

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Jacques Chirac s'est posé vendredi en "garant" de l'indépendance de la justice qu'il a qualifiée de principe "intangible". Ce rappel des principes constitutionnels par le chef de l'Etat survient après les propos répétés du ministre de l'Intérieur épinglant, selon lui, la "faute" d'un juge dans la libération conditionnelle du meurtrier présumé de Nelly Crémel.

Pour le président de la République, "dans l'affaire du terrible assassinat de Mme Crémel (...) la décision de libération conditionnelle a été rendue dans le respect de la loi". En outre, dans sa réponse au Conseil supérieur de la magistrature, qui l'avait saisi la veille, Jacques Chirac réaffirme que "rien ne saurait remettre en cause" le "principe constitutionnel de la séparation des pouvoirs et le respect de l'indépendance de la justice". "J'en suis le garant et soyez assuré que j'y suis particulièrement attentif. Rien ne saurait les remettre en cause", souligne Jacques Chirac dans une lettre rendue publique.

Le président s'est toutefois prononcé en faveur de la réforme "au plus tôt" de la législation sur la libération conditionnelle et le traitement de la récidive. "Il faut en effet modifier notre droit dans ce domaine et renforcer les sécurités dont doivent bénéficier nos concitoyens", a-t-il souligné. Vendredi matin, le Premier ministre avait déjà affirmé sur France Inter que "rien ne saurait mettre en cause l'indépendance de la justice" et que les juges avaient "appliqué la loi".

(Jacques Chirac/Image d'archives/DR)

Par D'après AFP le 24 juin 2005 à 12:59
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11 Commentaires

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  • Dan, le 24/06/2005 à 20h55

    Monsieur Sarkosy, a propos de quelques faits divers qui ont toujours existés et malheureusement existeront toujours veut faire "pleurer dans les chaumières", est-ce digne d'un ministre d'état...???? Que cherche-t-il, une justice bassement populaire bientôt plus proche du "lynchage"...Et puisqu'il éprouve autant de compassion, qu'attend-t-il pour manifester cette compassion à l'égard des victimes de l'amiante, sacrifiée délibérément sur l'hotel des intérêts économiques...N'est ce pas également criminel quand on sait dans quelles souffrances sont mortes et meurent encore ces victimes.........Quand jugera-t-on les coupables de ce scandale.......

  • Alain, le 24/06/2005 à 20h54

    Quand on est pour l'independance de la justice, on se presente aux convocations des juges et on ne fait pas voter une loi pour eviter la prison. Chirac DEMISSION!

  • Dede, le 24/06/2005 à 17h19

    J espere pour notre pays que nicolas ne soit jamais president de la republique quelle image aurions nous au niveau international avec un elu qui " pete les plombs " et qui joue au populiste

  • Eric, le 24/06/2005 à 16h24

    Celui-là, qu'il commence par déférer quand un juge d'instruction loe convoque, après, il pourra parler d'indépendance du pouvoir judiciaire. D'ici là, qu'il s'abstienne, ça vaut mieux.

  • Philippe, le 24/06/2005 à 16h20

    Le problème avec Chirac, c'est qu'il en est réduit à ne plus être que le garant des grands principes républicains, que personne ne menace. Un gardien du temple, alors que nous aurions besoin d'un guide capable de fixer un cap et d'aller de l'avant !

  • Laurent, le 24/06/2005 à 16h12

    Heureusement que notre Président est le garant de la constitution ! Néamoins, il se prononce pour une réforme "Au plus tôt" ... lisez après 2007, car faire une réforme pendant une campagne électorale est plutôt suicidaire. Dormez braves Gens !

  • Patrice, le 24/06/2005 à 15h18

    Je n'aime pas Chirac, mais sur ce point-là, je l'approuve à 100%. Si la loi a été respectée, il n'y a pas à sanctionner les juges, surtout pas de la part du ministre de l'intérieur. Par contre, qu'on modifie la loi pour éviter les récidives, c'est parfaitement souhaitable !

  • Jerome, le 24/06/2005 à 15h05

    Sarkozy a raison. Independance ne signifie pas impunite. La justice et les juges ne sont pas intouchables et devraient effectivement avoir a rendre compte de leurs actions. En France, helas, les syndicats divers n'acceptent pas d'assumer les consequences de leurs actions.

  • Dureau, le 24/06/2005 à 14h30

    Chirac se fout complètement de l'indépendance de la Justice Tout ce qu'il voit c'est qu'il peut attaquer Sarko... tout en reconnaissant, comme Sarko, que la loi doit être revue ! Il est vraiment au bout du rouleau.

  • Moimeme, le 24/06/2005 à 14h22

    Chirac a raison la separation des pouvoirs doit etre respecte executif legislatif judiciaire et la presse.le pouvoir judiciaire doit s'exercer en toute liberte si les juges ont choisi de liberer un condamne c'est en leur ame et conscience leur decision doit etre respectee.l'executif n'a pas a s'interferer dans les affaires judiciaires

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