
Jacques Chirac s'est posé vendredi en "garant" de l'indépendance de la justice qu'il a qualifiée de principe "intangible". Ce rappel des principes constitutionnels par le chef de l'Etat survient après les propos répétés du ministre de l'Intérieur épinglant, selon lui, la "faute" d'un juge dans la libération conditionnelle du meurtrier présumé de Nelly Crémel.
Pour le président de la République, "dans l'affaire du terrible assassinat de Mme Crémel (...) la décision de libération conditionnelle a été rendue dans le respect de la loi". En outre, dans sa réponse au Conseil supérieur de la magistrature, qui l'avait saisi la veille, Jacques Chirac réaffirme que "rien ne saurait remettre en cause" le "principe constitutionnel de la séparation des pouvoirs et le respect de l'indépendance de la justice". "J'en suis le garant et soyez assuré que j'y suis particulièrement attentif. Rien ne saurait les remettre en cause", souligne Jacques Chirac dans une lettre rendue publique.
Le président s'est toutefois prononcé en faveur de la réforme "au plus tôt" de la législation sur la libération conditionnelle et le traitement de la récidive. "Il faut en effet modifier notre droit dans ce domaine et renforcer les sécurités dont doivent bénéficier nos concitoyens", a-t-il souligné. Vendredi matin, le Premier ministre avait déjà affirmé sur France Inter que "rien ne saurait mettre en cause l'indépendance de la justice" et que les juges avaient "appliqué la loi".
(Jacques Chirac/Image d'archives/DR)
Retour MYTF1
Chargement en cours...



