© INTERNE30 ans de réclusion criminelle, assortie de la sûreté aux deux tiers, c'est-à-dire, 20 ans. C'est la peine qu'a infligée mardi en appel la cour d'assises des Côtes-d'Armor à Francisco Arce Montes, confirmant ainsi le premier jugement de la cour d'assises d'Ille-et-Vilaine, pour le meurtre et le viol en 1996 à Pleine-Fougères de Caroline Dickinson. Les jurés de Saint-Brieuc n'ont pas suivi les recommandations de l'avocat général qui demandait lundi la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 25 ans.
L'accusé, âgé de 55 ans et d'origine espagnole, a reconnu le viol de l'adolescente britannique de 13 ans mais affirme n'avoir jamais voulu la tuer. Au début de ce second procès il y a une semaine, Francisco Arce Montes a déclaré avoir fait appel pour s'expliquer et dire la vérité à la famille de Caroline, après avoir semblé absent en première instance. Mais l'accusé a replongé dans son mutisme vendredi, jour où la cour examinait le déroulement du drame, au risque d'indisposer les jurés par son silence.
"Nous sommes venus pour entendre ses raisons d'avoir fait appel mais aucune n'a été formulée. Il semble que les droits de l'accusé aient éclipsé ceux de ses victimes", a déclaré le père de la victime à la sortie du palais de justice de Saint-Brieuc. "Le droit automatique à l'appel, dont Montes a profité, est peut-être quelque chose qui doit être réexaminé", a-t-il dit en référence à la souffrance créée par ce nouveau procès."Cette douleur ne s'est pas limitée à la famille mais a touché aussi tous les témoins britanniques, surtout les filles, devenues maintenant des jeunes femmes, qui ont dû faire face à cet homme malfaisant encore une fois", a ajouté john Dickinson.
Caroline Dickinson avait été retrouvée morte étouffée et violée dans la chambre qu'elle partageait avec quatre autres camarades à l'auberge de jeunesse de Pleine-Fougères (Ille-et-Vilaine), le 18 juillet 1996.
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