Le Falcon du Quai d'Orsay vient de se poser ; la porte s'ouvre, impatiemment guettée par la petite foule rassemblée près de la piste ; Florence Aubenas apparaît. © DRY a-t-il eu une rançon versée pour permettre la libération de Florence Aubenas et Hussein Hanoun ? La réponse du gouvernement, par la voix de son porte-parole, est claire et sans ambage : "En aucun cas. Il n'y a absolument eu aucune demande d'argent. Aucune rançon n'a été versée", a affirmé Jean-François Copé dimanche sur Europe 1.
Samedi, le secrétaire général de l'organisation de défense de la presse Reporters sans Frontières, Robert Ménard, avait laissé entendre auprès de plusieurs médias que des intermédiaires des ravisseurs avaient demandé une somme de l'ordre de quinze millions de dollars dans les trois premières semaines suivant l'enlèvement des deux otages. Avant de faire machine arrière et de préciser qu'il s'était "mal exprimé". Le Quai d'Orsay avait vivement réagi en affirmant que ces déclarations "relatives à une soi-disant rançon ne correspondaient absolument pas à la réalité".
"Chacun doit comprendre que l'Irak est un pays extraordinairement troublé"
Mais en-dehors de ces claires dénégations, le porte-parole du gouvernement n'a pas voulu détailler les circonstances dans lesquelles les deux otages ont été libérés, précisant seulement que les "services civils et militaires" français ont été "en première ligne".
Interrogé par ailleurs sur l'insécurité en Irak, après plusieurs enlèvements de journalistes, Jean-François Copé a ajouté : "chacun doit comprendre que l'Irak est un pays extraordinairement troublé, où les zones d'insécurité sont nombreuses. Bien sûr, nous ne pouvons que maintenir les recommandations d'extrême prudence. Chacun doit en tirer les conséquences", a-t-il dit alors qu'on lui demandait si la France déconseillait aux journalistes français de se rendre à Bagdad.
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