© LCI"Je ne suis pas en train d'annoncer une canicule mais le risque existe et nous devons nous y préparer au mieux". Commentaire prudent de Xavier Bertrand, mercredi lors de la présentation devant la presse des dispositions pratiques du plan canicule pour 2005, qui justifie les mesures déjà prises, alors que les températures restent élevées en France : le ministre de la Santé et des Solidarités a ainsi déclenché le niveau 3 d'alerte dans le Rhône, le Bas-Rhin et l'Isère et le niveau 2 de pré-alerte du Plan national canicule dans les départements du Doubs, de Meurthe-et-Moselle, de la Meuse, de Savoie, du Territoire-de-Belfort et du Vaucluse.
Dans un communiqué, le ministère a précisé que "ces niveaux ont été déclenchés suite à une information de l'Institut de veille sanitaire estimant que la vague actuelle de chaleur pourrait présenter un risque sanitaire pour la population, immédiat pour le Rhône et seulement dans les jours à venir pour les autres départements". Outre ces alertes locales, "au niveau national, le ministre de la Santé a activé une cellule de gestion de crise, dite " PC Santé ".
95% des maisons de retraite équipées d'une pièce rafraîchie

Dans les départements cités, les préfets déclenchent les actions prévues dans les plans départementaux de gestion d'une canicule. Au niveau 2 de pré-alerte, "les préfets diffusent des messages de prévention à destination de la population. Au niveau 3 d'alerte, "le préfet active une cellule de crise qui centralise les informations et vérifie l'adéquation des mesures" engagées (voir le détail des mesures dans "Le plan canicule du gouvernement").
Lors de la présentation ce mercredi du plan canicule 2005, Xavier Bertrand a d'autre part précisé que le taux d'ouverture des lits dans les hôpitaux serait cet été en moyenne au plan national de 93% en juillet et 89% en août. "La priorité est à la mobilisation des services d'urgence, l'essentiel est d'éviter l'engorgement des urgences, le malade doit être installé dans un lit, il faut mieux gérer la disponibilité", a-t-il souligné. Par ailleurs, selon un bilan établi par le ministère, à la mi-juin 2005, 95% des maisons de retraite et 94,5% des établissements de santé étaient équipés d'une pièce rafraîchie. Commentaire du ministre : "Nous ne pouvons pas nous satisfaire d'une situation où 648 établissements accueillant des personnes âgées sur 9.000 ne disposent pas d'une pièce rafraîchie".
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