Canicule : un premier mort à Paris

Par D'après AFP, le 25 juin 2005 à 07h53 , mis à jour le 27 juin 2005 à 20h13

Un homme de 74 ans est mort lundi d'hyperthermie à Paris, dans le XIème arrondissement, à cause de la chaleur. Le niveau 3 d'alerte du plan canicule a été étendu lundi soir à l'Ile-de-France. On attend mardi 37° à Lyon, 38 à 39° à Bordeaux ou Montélimar.

soleil canicule © DR

Le mois de juin touche à sa fin avec des températures très élevées et la France a connu lundi sa première victime dûe à la canicule. Un homme de 74 ans est mort d'hyperthermie à Paris, dans le XIème arrondissement. Son corps a été découvert par son fils à 14H00, dans son appartement de la rue Oberkampf, a précisé Yves Contassot, adjoint au maire de Paris. Selon les pompiers, l'habitation était particulièrement chaude du fait de son exposition, a précisé l'adjoint. Des examens complémentaires étaient en cours lundi dans un hôpital proche, pour vérifier si d'autres facteurs liés à son âge ou son état de santé avaient pu contribuer au décès de la victime.

Par ailleurs, une fillette de 8 ans a succombé à un malaise mortel vendredi alors qu'elle se trouvait à l'école et que Strasbourg connaissait l'une des journées les plus chaudes de la semaine. La petite fille, qui s'est sentie mal entre 13H00 et 14H00 dans l'enceinte de l'établissement privé Saint-Etienne, est décédée au service de réanimation de l'hôpital Hautepierre de Strasbourg où elle avait été évacuée par le SAMU. Les circonstances du décès étaient cependant floues lundi soir, le directeur de l'établissement et la famille de la fillette avançant des versions contradictoires.

Alerte à la canicule

Les départements des Bouches-du Rhône, du Vaucluse, de la Nièvre, de la Saône-et-Loire, l'Ain, l'Ardèche, la Drôme, l'Isère, la Loire, le Rhône, la Savoie et la Haute-Savoie sont en "vigilance canicule" jusqu'à mercredi midi, en raison cette fois des fortes chaleurs qui y sont attendues, selon Météo-France. Lundi soir, les huit départements d'Ile-de-France ont également été classés au niveau 3 d'alerte du plan national canicule

Les températures maximales de 34/38 lundi remonteront encore à 35/39, voire 40, mardi. Sur le Sud-Ouest en revanche, les températures amorceront une baisse mardi, prévoit Météo-France.

Dimanche, le ministère de la Santé avait décidé de placer ou de maintenir au niveau 3 d'alerte à la canicule les départements de la Nièvre et de la Haute-Savoie, la Savoie, l'Isère et le Rhône. Les départements de l'Ain, de l'Allier, du Cantal, du Jura, de la Loire et  du Puy-de-Dôme ont été classés en niveau 2 de pré-alerte. L'Ardèche, les Bouches-du-Rhône, la Drôme et le Vaucluse ont été maintenus  au même niveau 2 de pré-alerte. Le département des Alpes-Maritimes a été ramené au niveau 1. Le Bas-Rhin a été retiré de cette grille de vigilance.

Pollution

Le premier seuil d'information pour l'ozone a été dépassé lundi après-midi dans la zone rurale Sud et Ouest de l'Ile-de-France, d'après Airparif. L'Ile-de-France a connu tous les jours de la semaine dernière un ou plusieurs dépassements du seuil de 180 microgrammes/m3 d'air, observe Airparif. Seul le week-end a été relativement épargné par la pollution. La température (32 degrés à Paris) devrait encore s'élever mardi (34 degrés) et Airparif maintient sa vigilance. La qualité de l'air (6 lundi, 7 mardi sur une échelle de 1 à 10) ne devrait pas s'améliorer avant mercredi, avec une chute des températures prévue par Météo France.

Par D'après AFP le 25 juin 2005 à 07:53
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles France
  

10 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Florent, le 26/06/2005 à 12h31

    Toujours en train de se plaindre. En été il fait chaud, en hiver il fait froid et tout les ans on recommence.

  • Barbara, le 25/06/2005 à 22h36

    Et bien moi, je reviens de voir une petite vieille dame dans une maison de convalescence qui vient d'avoir juste d'avoir un malaise grave, qui est dans une chambre où il fait 40°, pas de ventilateur autorisé et à aui on a donné de l'eau chaude à boire faute de moyens...

  • Toine, le 24/06/2005 à 12h42

    Et si le climat changeait... tout court?

  • Stephane, le 24/06/2005 à 12h04

    Hubert Reeves, dans une intervention radiophonique, résumant les questions de climat, affirmait en synthétisant l'avis de la communauté scientifique : - le climat de la terre change - il est clair que l'activité humaine, notamment industrielle en est la cause (énergies fossiles, déboisement, CFC, etc.). - un "boulversement écologique" est à prévoir, la terre en a déjà connu plusieurs (extinction des dinosaures, périodes glaciaires) - ce boulversement va voir l'extinction de nombreuses espèces. La question, ouverte, qu'il abordait non sans malice était : "l'homme fera-t-il partie des espèces qui survivront à ce boulversement ?" A priori, les rats, mouettes, pigeons, insectes, sont bien partis pour gagner la course. La perdrons-nous ? L'homme de demain sera peut-être la mouette ... Et il est peut-être trop tard pour changer le cours des choses. J'en conclus une alliance secrète entre les Etats-Unis, principal pollueur, et sans concessions, avec la communauté internationale des mouettes. Ce n'est quasiment pas de l'humour. Merci de me publier. Il est important d'arrêter de se poser des questions qui sont déjà résolues, histoire de gagner un peu de temps. La terre est en danger, et nous ne sommes même pas sûr d'arriver à réparer nos erreurs, et d'y survivre.

  • Toto, le 24/06/2005 à 11h54

    Mais tout le monde connait les conséquences de la chaleur.La réalité est que l'on ne pourra jamais supprimer la chaleur heureusement; et le probléme c'est qu'aucun gouvernement n'a pris de réel mesure pour supprimer la pollution et ainsi améliorer notre vie quotidienne, préservé l'environnement et limiter les maladies qu'elle entraine.

  • Ronfladonf, le 24/06/2005 à 11h08

    Culture de la peur et surtout économie pour les dirigeants : La sécheresse par exemple, on connait les moyens de palier à une forte chaleur et une baisse des nappes : Le labour jamais dans le sens de la pente (on créerait un drain et bonjour l'érosion), un Bassin de sable derriere chaque station d'épuration pour rejetter l'eau dans les nappes, des haies qui retiennent l'eau. 80% des solutions ne sont pas couteuses du tout et palierait à plus de 98% en volume de la sécheresse créée par l'homme

  • Nico, le 24/06/2005 à 09h36

    "les Français n'en ont pas fini de subir"... n'importe quoi !!! Les français SONT RESPONSABLES de ce qui arrive. J'ai l'impression que tant qu'il n'y aura pas un cataclysme naturel majeur personne ne prendra conscience de ce qui se passe... A voir l'orage qu'il y a eu hier soir sur Paris, en plein mois de juin, il y a vraiment de quoi s'inquiéter pour les années à venir. Il est grand temps de réagir, d'arrêter de prendre sa voiture tout le temps, d'arrêter les clims. REVEILLEZ-VOUS ! Merci de me publier, secouer un peu les gens ça ne peut pas leur faire de mal..

  • Sascha, le 24/06/2005 à 09h30

    Incroyable : Il fait chaud en été ! la culture de la peur débarque en Europe, ou comment transformer un évenement ordinaire en évenement extraordinaire afin de mieux manipuler la plèbe...

  • Menthe à l'eau, le 24/06/2005 à 09h19

    Paris-plage est en retard, on a la chaleur, de l'eau jusqu'aux genoux dans tous les quartiers, mais ou est le sable et les parasols ? vers quelle heure meteo france nous declanchera t'elle un bulletin d'alerte, parce qu'hier j'avais pas pris mon maillot de bain, comme c'est domage !!!!

  • Olivier, le 24/06/2005 à 09h14

    Que les pouvoirs publics osent dire la vérité sur la consommation d'eau en France: la PAC subventionne la culture du maïs et l'irrigation de ces plantes. C'est ainsi l'extension de la culture de cette plante tropicale qui boit le plus maintenant, c'est à dire au moment le plus sec de l'année, qui est responsable de la pénurie qui existe désormais même quand il pleut. Public, demande à consulter les restrictions imposées au cours des années passées et compare les avec la pluviométrie. Tu verras que la sécheresse aggrave la pénurie, mais qu'elle n'en est pas la cause.

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience