Philippe Douste-Blazy, dimanche lors d'une conférence de presse, annonçant ses mesures pour le renforcement de la sécurité hospitalière © LCIMalgré le "non" français, malgré le "nee" néerlandais, la France pousse à la poursuite du processus de ratification. C'est la position commune qui a été exprimée par Jacques Chirac et Gerhard Schröder lors du dîner berlinois du président français ; c'est ce qu'a prôné dès son entrée en fonction la ministre des Affaires européennes, Catherine Colonna ; mardi à Strasbourg, au lendemain de la décision britannique de reporter sine die le référendum sur la Constitution européenne, Philippe Douste-Blazy est venu réaffirmer la position française au président de la Commission européenne, José Manuel Durao Barroso, et à celui du Parlement, Josep Borrell.
2012 : Douste-Blazy rejoint Bayrou
Déçu par "le tournant droitier du gouvernement", l'ancien ministre Philippe Douste-Blazy annonce ce dimanche son ralliement au candidat centriste.
Publié le 08/01/2012
"Par respect pour les pays qui ont voté, par respect pour tous les peuples qui vont voter, il est bien sûr normal de ne pas arrêter la ratification de la Constitution", a estimé le nouveau ministre français des Affaires étrangères. Tout en soulignant : "Bien évidemment, il faut prendre la mesure de ce qui s'est passé en France et aux Pays-Bas". Dans la lignée de cette volonté exprimée par plusieurs pays de poursuivre la ratification, le ministre irlandais des Affaires étrangères Dermot Ahern a indiqué mardi que son pays, contrairement au Royaume-Uni, avait décidé de maintenir son référendum.
"L'euro est un plus pour les économies européennes"
A l'heure où beaucoup voient, malgré tout, dans la décision britannique l'acte de décès du traité constitutionnel, Philippe Douste-Blazy, qui était accompagné de Catherine Colonna, a affirmé : "La France, plus que jamais, souhaite participer à la poursuite de la construction européenne. Nous avons besoin dans le monde de demain d'organiser une Europe politique face aux Etats-Unis, face aux Chinois, face aux Brésiliens, face aux Indiens".
"Il y a une crise, c'est vrai, mais il est important de la surmonter ensemble tout en prenant en considération ce que le peuple français, ce que le peuple des Pays-Bas ont dit", a encore déclaré le ministre des Affaires étrangères, en rappelant que neuf pays s'étaient déjà prononcés en faveur de la Constitution européenne.
Sur le plan des politiques économiques, Philippe Douste-Blazy a appelé à ne pas "remettre en cause l'Europe monétaire" en soulignant que "tous les pays" de l'UE étaient "beaucoup plus faibles avant l'euro". "L'euro est un plus pour les économies européennes", a-t-il estimé. "Tous ceux qui ont connu les politiques économiques et sociales avant l'euro savent qu'en matière de taux de change, en matière d'inflation, les pays avant l'euro étaient beaucoup plus faibles dans la compétition internationale". Des propos dans la lignée de ceux prononcés la veille à Luxembourg par le ministre des Finances français Thierry Breton devant ses homologues de la zone euro : "L'euro est la monnaie de la France et bien entendu le restera".
Photo d'ouverture : Philippe Douste-Blazy - archives
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