62 ans, ministre de l'Equipement, des Transports, de l'Aménagement du territoire (photo : ministère). © INTERNELe ministère de l'Education nationale a annoncé lundi aux syndicats d'enseignants, de parents d'élèves et de lycéens que le Comité technique paritaire du 13 juin chargé d'examiner les textes d'application de la loi Fillon sur l'Ecole était reporté à une date ultérieure. "Gilles de Robien veut laisser le temps de l'écoute et de l'action", a commenté lundi son entourage.
Sa volonté affichée dès la passation de pouvoir de "comprendre pourquoi il y a eu tant d'hésitation et même de révolte" contre la loi d'orientation sur l'Ecole semble rompre avec les méthodes de fermeté qui ont caractérisé les quatorze mois passés par François Fillon rue de Grenelle. Toutefois, le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale Bernard Accoyer a affirmé à que "le Parlement a votée" la li Fillon et qu'elle devait "être appliquée". Quant à sa mise en oeuvre, M. Accoyer a ajouté, lors de son point de presse hebdomadaire: "le plus tôt sera le mieux".
"Bon geste"
Sans préjuger du devenir de la loi, déjà en partie retoquée par le Conseil constitutionnel et dont le passage en force a semble-t-il coûté son portefeuille à François Fillon, ce "bon geste envers nous et la communauté éducative", traduit pour Constance Blanchard, présidente de l'Union nationale lycéenne "un chemin débroussaillé". Le SE-Unsa, qui avait réclamé le report de l'examen des textes, a estimé de son côté qu'il revenait au nouveau ministre de restaurer "la confiance et la crédibilité" à l'Education nationale.
"Cela correspond à la demande que nous avions faite au ministre dès sa nomination, on le prend donc comme un premier pas dans notre sens", explique de son côté Bernard Boisseau, secrétaire général du Snes-FSU, syndicat majoritaire dans les collèges-lycées. De même, Georges Dupon-Lahitte, président de la puissante FCPE, a-t-il jugé que sa fédération de parents "n'a pas à se plaindre" de la décision de Robien : "si le nouveau ministre considère qu'il est urgent de se hâter dans la lenteur et dans la prise de distance avec le texte de loi, nous ne pouvons que nous en féliciter".
"On verra", ont cependant résumé tous les acteurs de la lutte contre la loi Fillon. "Il n'y a pas que la loi en cause : le collectif budgétaire pour la rentrée est un autre signe urgent" à donner, a ainsi argumenté Georges Dupon-Lahitte.
Photo : Gilles de Robien (archives-DR)
Retour MYTF1
Chargement en cours...



