© TF1Pour Nicolas Sarkozy, face à la situation politique et économique en France, "la seule chose à faire, c'est de se mettre au travail dès la première minute, de la première heure, de la première journée". Le président de l'UMP et nouveau ministre de l'Intérieur l'a dit jeudi soir lors du 20 heures de TF1 dont il était l'invité. Lors de cette interview, il a expliqué pourquoi il avait accepté ce portefeuille. Et quelles seraient ses missions.
"Rester dans l'action"
Nicolas Sarkozy a choisi de revenir au ministère de l'Intérieur pour "rester dans l'action". Et pour lui, l'action est au programme dès vendredi après-midi avec un déplacement prévu à Perpignan. Nicolas Sarkozy s'est dit "très marqué par les événements inadmissibles de Perpignan" faisant référence aux échauffourées qui se sont produites dans la nuit de dimanche à lundi après la mort de deux maghrébins à une semaine d'intervalle. "Je demanderai un certain nombre de comptes et je n'ai pas l'intention de tolérer que des communautés puissent s'affronter, qu'un certain nombre de ces communautés se comportent comme des sauvages. Ils auront chacun à rendre des comptes", a-t-il averti.
"Deuxième priorité" : "les victimes". "On s'est beaucoup intéressés aux coupables et bien moi je veux qu'on donne maintenant la priorité aux victimes, leurs droits, leurs souffrances et ce qu'on doit faire pour elles", a-t-il dit, annonçant qu'il prendrait lui-même en charge ce dossier, auparavant dévolu à un secrétariat d'Etat.
"Redonner l'espoir aux Français"
Sarkozy a également relancé son offensive contre les multirécidivistes et repris le thème de la lutte contre l'immigration clandestine. "Si on veut que les Français comprennent que la France multiple c'est une chance, on doit maintenant démanteler les filières criminelles de passeurs clandestins, on doit raccompagner chez eux ceux qui sont sur notre territoire sans droit ni titre", a-t-il dit. Le ministre a souligné la nécessité "d'une nouvelle politique de l'immigration qui serait une politique choisie et non plus subie".
Avec Dominique de Villepin, "on s'est mis au travail ensemble. Parce que notre devoir, c'est de nous entendre pour redonner de l'espoir aux Français. On ne sera pas de trop de trois (ndlr: Chirac, Villepin et lui-même) et tout le gouvernement pour obtenir cet espoir", a-t-il affirmé. "Que nous ayions eu des désaccords, tout le monde le sait", a-t-il reconnu. Invoquant "l'esprit de responsabilité", il a estimé que "la situation politique et économique que nous connaissons imposait ce devoir d'union, ce devoir d'unité, ce devoir de rassemblement". Et d'ajouter : "J'ai demandé un tournant dans la politique économique et sociale (...) Il faut innover maintenant".
Sarkozy et la présidentielle de 2007 |
Interrogé sur ses ambitions pour la présidentielle de 2007, il a précisé : "Si je n'avais pensé qu'à 2007, je ne suis pas persuadé que j'aurais pris ces responsabilités". "2007 viendra dans vingt-deux mois. En tant que chef de parti, j'aurai à prendre position. On verra à ce moment-là ce que veulent les Français, ce que sera la situation politique des Français. On peut voir loin et commencer à travailler tout de suite", a-t-il assuré. "J'ai toujours dit que j'avais été élu président de l'UMP pour conduire ma famille politique à la victoire, pas à la défaite. Donc on choisira le meilleur et on se rassemblera derrrière celui-là. Dans le gage d'unité que j'ai donné (en acceptant des responsabilités au gouvernement), j'ai aussi pensé à cela", a ajouté M. Sarkozy. "Avec toutes les difficultés que connaît le pays aujourd'hui, si je m'étais allé à être un homme de divisions, ça n'aurait rien résolu, ça aurait tout compliqué. Dans la vie, il faut essayer d'être à la hauteur des événements. C'est ce que j'essaie de faire", a-t-il conclu. |
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