
Quinze personnes ont été interpellées mardi matin en France, dans le cadre d'une vaste opération policière européenne menée contre des réseaux de pédopornographie sur internet, coordonnée par Europol. Ce coup de filet de grande ampleur, doté d'un nom de code, "Icebreaker", a concerné en tout treize pays, dont la France. Les perquisitions ont eu lieu en Autriche, en Belgique, en France, en Allemagne, en Hongrie, en Islande, en Italie, aux Pays-Bas, en Pologne, au Portugal, en Slovaquie, en Suède et en Grande-Bretagne. Il s'agit de la plus importante opération de supervision policière d'Europol. L'enquête a été menée sous l'impulsion de la police italienne, qui a recueilli des informations sur des sites de discussions d'internautes qui échangeaient des images à caractère pédophile. Trois personnes ont également été arrêtées en Hongrie, une en Islande et quatre en Suède, mais dans ce dernier pays les suspects ont été remis en liberté.
Dans le cadre de cette opération menées par les diverses polices européennes, "près de 150 adresses de nombreuses personnes suspectées de pornographie infantile ont été perquisitionnées. La plupart des suspects seront soumis à une enquête plus approfondie, car de grandes quantités d'ordinateurs, de vidéos et d'autres matériels contenant des images ont été saisies", a indiqué Europol dans un communiqué.
Quinze suspects en France, dont un gendarme et un instituteur
Europol n'a pas précisé si les perquisitions visaient des consommateurs ou des producteurs de pédopornographie, ou les deux, mais le directeur de l'organisation, Max-Peter Ratzel a dit espérer "que l'opération (...) mène les enquêteurs aux producteurs qui se cachent derrière ces actes odieux". Les polices des pays où s'est déroulée l'opération analysaient mardi les disques durs des nombreux ordinateurs saisis. Selon les pays, la détention de pédopornographie est punie d'un mois à trois ans de prison, sa diffusion pouvant valoir jusqu'à 10 ans à un internaute français.
Les personnes arrêtées en France ont été placées en garde à vue à Paris et dans les régions de Versailles, Lyon et Marseille, a-t-on précisé de source policière. Parmi elles, figureraient notamment un gendarme, et un instituteur chez lequel les enquêteurs de la police judiciaire ont découvert des cassettes montrant des enfants sous les douches, qu'il avait enregistrées alors qu'il en assurait l'encadrement.
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