Perpignan : premières condamnations

le 01 juin 2005 à 08h34 , mis à jour le 01 juin 2005 à 08h37

Des peines allant de 3 mois à un an de prison ferme ont été prononcées mardi à l'encontre de quatre prévenus après les violences commises à Perpignan en fin de semaine dernière.

[Expiré] [Expiré] Perpignan © AFP

Des peines allant de trois mois à un an d'emprisonnement ferme ont été infligées aux quatre premiers prévenus jugés mardi en comparution immédiate à Perpignan pour des violences commises jeudi et dimanche, a annoncé le procureur de la République Jean-Pierre Dreno. Lors d'une conférence de presse, le magistrat a précisé que la peine d'un an, conforme aux réquisitions du parquet, avait été prononcée à l'égard d'un jeune trouvé jeudi en possession d'un engin incendiaire. Cette nuit-là, une voiture avait été incendiée. Les trois autres personnes jugées pour dégradations diverses (mobilier urbain ou automobiles) commises lors des échauffourées de dimanche, ont chacune été condamnées à 6 mois d'emprisonnement dont 3 mois avec sursis.

Les cas de 7 autres personnes devaient être examinés dans les heures qui suivent, dont une arrêtée dimanche soir en possession d'un fusil à pompe, de bidons sentant l'essence et de cutters. Parmi les 24 personnes en garde à vue lundi pour les faits de dimanche, 10 ont été relâchées. Un mineur a été mis en examen pour tentative d'incendie dans la nuit de lundi à mardi et renvoyé devant un juge des mineurs. Deux adultes sont encore en garde à vue pour des faits similaires.

Retour au calme

Henri Castets, directeur départemental de sécurité publique, a qualifié de "calme", la nuit de lundi à mardi, indiquant que le dispositif mis en place avait un volet "dynamique" avec l'aide des Brigades anti criminalité (BAC) renforcées d'unités venues des villes voisines. L'autre volet, "de sécurisation", à l'aide des CRS et des gendarmes mobiles, a permis de quadriller et contrôler les secteurs névralgiques de la ville. "Ce calme relatif nous a permis de renouer le contact avec les communautés gitane et maghrébine, pour rassurer les premiers et expliquer de nouveau qu'on ne peut à la fois demander justice et tout casser", a expliqué le commissaire. "Le dispositif sera maintenu cette nuit (mardi à mercredi) et les nuits prochaines, mais la vie normale doit reprendre", a-t-il conclu.

(Photo : une voiture qui brûle dnas la nuit de dimanche à lundi à Perpignan - LCI)

le 01 juin 2005 à 08:34
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2 Commentaires

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  • Jacqueline, le 01/06/2005 à 13h24

    A propos de dégradations, ne pourrait-on également juger ces agriculteurs, viticulteurs, etc. qui eux, bien que certainement plus âgés, commettent le même genre de délits : destruction du bien d'autrui...

  • Jean, le 01/06/2005 à 12h17

    Les sanctions à l'égard de toutes ces personnes doivent être exemplaires.

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