"Pragmatique mais attaché au modèle français"

le 01 juin 2005 à 20h24 , mis à jour le 02 juin 2005 à 10h58

Pour sa première intervention, au 20h de TF1, Dominique de Villepin a déclaré que "la bataille pour l'emploi va constituer la priorité de ce gouvernement" et qu'il allait "la mener personnellement. Il a affirmé qu'il voulait "répondre à la situation des plus fragiles" pour faire face aux problèmes du chômage, de la maladie ou du logement.

Dominique de Villepin © TF1

Dominique de Villepin a déclaré mercredi à TF1 que "la bataille pour l'emploi va constituer la priorité de ce gouvernement" et qu'il allait "la mener personnellement". "Nous n'avons pas tout tenté" contre le chômage "et il n'y a pas de fatalité", a affirmé le Premier ministre. "Le grand combat que nous allons mener, le président de la République a fixé la feuille de route, c'est la bataille pour l'emploi qui va constituer la priorité de ce gouvernement et je vais la mener personnellement", a-t-il ajouté. "Ce sera la bataille de tous les membres du gouvernement", a-t-il précisé.

"Nous allons le faire dans un esprit de dialogue social mais nous voulons le faire vite, nous avons parlé de 100 jours, je crois que les Français attendent des résultats, ils veulent véritablement que cette mobilisation générale débouche très rapidement sur l'action", a-t-il précisé. "Nous ne pouvons pas accepter dans notre pays plus de 10% de chômeurs", a-t-il estimé. "Tout ceci doit nous conduire à lever les obstacles, lever les difficultés qui se présentent sur le marché de l'emploi, qu'il s'agisse du côté des entreprises, qu'il s'agisse du côté des demandeurs d'emploi: nous devons faire preuve de plus d'audace, de plus d'imagination", a-t-il ajouté.

"Quand c'est difficile, tout est possible"

Dominique de Villepin s'est réjoui de "pouvoir compter sur le talent" de Nicolas Sarkozy, qui sera au ministère de l'Intérieur le numéro deux de son gouvernement. "Je crois aux talents et je me réjouis de pouvoir compter sur son talent dans cette équipe", a déclaré le Premier ministre. "C'est vrai, nous nous sommes opposés, et puis nous avons travaillé ensemble. Aujourd'hui nous n'avons qu'un objectif, marquer des points, marquer des buts pour la France", a insistéDominique de Villepin, qui avait eu ces derniers mois des différends avec le président de l'UMP sur la laïcité, le modèle social ou l'immigration.

Prié de dire si deux rivaux potentiels pouvaient travailler ensemble, il a lancé: "Quand c'est difficile, tout est possible. Il y a quelque chose qui dépasse nos personnes, qui dépasse ma personne et celle de Nicolas Sarkozy, c'est l'intérêt de la France, l'intérêt des Françaises et des Français, et c'est bien cela qui nous rassemble aujourd'hui, une même énergie". "J'ai une personnalité franche, directe, Nicolas Sarkozy aussi. Quand il y a un problème, nous nous parlons et nous réglons les problèmes. Les problèmes sont faits pour être surmontés", a-t-il martelé.

Un duo cautionné

Une majorité de Français estiment que la nomimation de Dominique de Villepin comme Premier ministre est "une bonne chose" (58%), de même que celle de Nicolas Sarkozy au gouvernement (59%), selon un sondage CSA paru dans Le Parisien-Aujourd'hui (1). 30% des Français pensent que Villepin Premier ministre est une mauvaise chose (12% sont sans opinion) et 35% que Sarkozy ministre est une mauvaise chose (6% ne se prononcent pas). Enfin, 51% des Français estiment que le président Jacques Chirac n'a pas compris "le message". (1) Sondage réalisé par téléphone le 1er juin auprès d'un échantillon national représentatif de 1.005 personnes âgées de 18 ans et plus (méthode des quotas).

le 01 juin 2005 à 20:24
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles France
  

45 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • JMC, le 02/06/2005 à 14h08

    Il a raison Denis ! Le modèle français est tellement difficile à reproduire que nos voisins ont du mal à l'appliquer. Je rajouterais à la liste : les soit disant entreprises publiques qui plombent le pays (SNCF, EDF, GDF, RATP) et autres contrôleurs aériens (fonctionnaires payés 50% de plus que leurs homologues anglais (privés) qui eux ont pourtant 30% de trafic en plus... "Moins j'en fais, plus j'en veux et plus vite je veux ma retraite, à taux maxi évidemment. Pourquoi bosser ! l'Etat y pourvoira". Hé ! p'tite tête ! L'Etat ça s'rait pas Toi par hasard ?

  • Momo, le 02/06/2005 à 14h01

    Sarkozy president et Henry de Figeac comme 1er ministre !

  • Eric, le 02/06/2005 à 11h35

    Chére Andrée de Toulon ,je trouve vos propos insultant ,je suis au chomage depuis 3 mois j'ai envoyé plus de 100 candidatures ,et je ne me promene pas l'aprés midi car mon budget essence ne me le permet pas ,me forcer a travailler OK pour faire quoi chere madame ,quand je travaillais et avait des revenus decents mes charges familiales etaient en conséquences de mes revenus , dois je travailler sans pouvoir faire vivre decement ma famille ,visiblement chere andrée vous avez un emploi ,et sachez que je ne suis pas au chomage par PLAISIR ,je vous souhaite de ne jamais y etre ,vos propos sont indignes et blessant ,la france d'en bas vous salue chere madame.Merci de me publier.

  • Julibéral, le 02/06/2005 à 11h22

    Arrêtons de sacraliser ce modèle social qui est de pleins de points de vue un modèle d'échec (10% de chomeurs, 25% chez les jeunes, des travailleurs pauvres...). Tentons une vraie politique libérale sans prononcer le mot et arrêtons de se lancer dans de pseudo-dialogues qui ne mènent à rien et bloquent les réformes. Pour dialoguer, il faut des interlocuteurs et je ne vois personne chez les syndicalistes ou les gens d'ATTAC. En 22 mois, il faut passer en force sinon c'est sans espoir.

  • Jerome, le 02/06/2005 à 10h50

    Le modele francais? celui qui produit 10% de chomeur? Je rigole

  • Denis, le 02/06/2005 à 10h31

    Le modèle français a jusqu'à présent donné de très bons résultats (10% de chomeurs depuis 30 ans, croissance en dessous de 2%, déficit de 1060 milliards d'euros, 1.3 millions de RMIstes, etc...). Il faut donc le garder.

  • Math, le 02/06/2005 à 10h26

    A Thierry f de Paris, courage !!! tu as au moins la fierté de dire que tu travailles et je pense que hélas tu n'as pas le choix d'arreter, aujourd'hui il y en a encore plein qui sont en grève pour grapiller qq sous sur leur salaires car leur travail est trop dur :-), en attendant qui a eu encore des problèmes avec les réseaux ferrés ? .......

  • Jonathan, le 02/06/2005 à 10h24

    Lorsque nos politiciens auront compris qu'il est urgent de baisser les charges patronales ainsi que les impots afin de faire relancer la consomation et donc de faire baisser le chomage, et bien on aura franchi un grand pas. Les fin de mois sont de plus an plus dur. Plus il nous restera de l'argent et plus on le dépensera. C'est tout bête mais bon rien n'y fait. Nos ministres vivent vraiement dans un autre monde à l'abri. Merci de publier messieurs dames pour une fois Jonathan

  • Dominique, le 02/06/2005 à 10h21

    Qu'il s'attaque à l'emploi d'accord, mais ne faudrait-il pas dénoncer l'immobilisme etl'incompétence de certains agents dans les ANPE qui se situent dans des villes ou le taux de chômage est élevé car villes souvent de gauche. Et que fera-t'il pour les plus de 50 ans à qui l'on propose des emplois sous-rémunérés ou éventuellement la retraite ????? Merci Monsieur DE VILLEPIN de me trouver un emploi digne de ce nom avant le 20 septembre.

  • K, le 02/06/2005 à 10h09

    De Villepin a dit la même chose que Raffarin en son temps... Qui les croit encore ??? 100 jours pour redonner confiance nous dit-il ? 100 secondes devraient lui suffir. Alors quoi ? Manque de charisme ou manque d'humanité ?

Lire tous les commentaires

      logAudience