© TF1Dominique de Villepin a déclaré mercredi à TF1 que "la bataille pour l'emploi va constituer la priorité de ce gouvernement" et qu'il allait "la mener personnellement". "Nous n'avons pas tout tenté" contre le chômage "et il n'y a pas de fatalité", a affirmé le Premier ministre. "Le grand combat que nous allons mener, le président de la République a fixé la feuille de route, c'est la bataille pour l'emploi qui va constituer la priorité de ce gouvernement et je vais la mener personnellement", a-t-il ajouté. "Ce sera la bataille de tous les membres du gouvernement", a-t-il précisé.
"Nous allons le faire dans un esprit de dialogue social mais nous voulons le faire vite, nous avons parlé de 100 jours, je crois que les Français attendent des résultats, ils veulent véritablement que cette mobilisation générale débouche très rapidement sur l'action", a-t-il précisé. "Nous ne pouvons pas accepter dans notre pays plus de 10% de chômeurs", a-t-il estimé. "Tout ceci doit nous conduire à lever les obstacles, lever les difficultés qui se présentent sur le marché de l'emploi, qu'il s'agisse du côté des entreprises, qu'il s'agisse du côté des demandeurs d'emploi: nous devons faire preuve de plus d'audace, de plus d'imagination", a-t-il ajouté.
"Quand c'est difficile, tout est possible"
Dominique de Villepin s'est réjoui de "pouvoir compter sur le talent" de Nicolas Sarkozy, qui sera au ministère de l'Intérieur le numéro deux de son gouvernement. "Je crois aux talents et je me réjouis de pouvoir compter sur son talent dans cette équipe", a déclaré le Premier ministre. "C'est vrai, nous nous sommes opposés, et puis nous avons travaillé ensemble. Aujourd'hui nous n'avons qu'un objectif, marquer des points, marquer des buts pour la France", a insistéDominique de Villepin, qui avait eu ces derniers mois des différends avec le président de l'UMP sur la laïcité, le modèle social ou l'immigration.
Prié de dire si deux rivaux potentiels pouvaient travailler ensemble, il a lancé: "Quand c'est difficile, tout est possible. Il y a quelque chose qui dépasse nos personnes, qui dépasse ma personne et celle de Nicolas Sarkozy, c'est l'intérêt de la France, l'intérêt des Françaises et des Français, et c'est bien cela qui nous rassemble aujourd'hui, une même énergie". "J'ai une personnalité franche, directe, Nicolas Sarkozy aussi. Quand il y a un problème, nous nous parlons et nous réglons les problèmes. Les problèmes sont faits pour être surmontés", a-t-il martelé.
Un duo cautionné |
Une majorité de Français estiment que la nomimation de Dominique de Villepin comme Premier ministre est "une bonne chose" (58%), de même que celle de Nicolas Sarkozy au gouvernement (59%), selon un sondage CSA paru dans Le Parisien-Aujourd'hui (1). 30% des Français pensent que Villepin Premier ministre est une mauvaise chose (12% sont sans opinion) et 35% que Sarkozy ministre est une mauvaise chose (6% ne se prononcent pas). Enfin, 51% des Français estiment que le président Jacques Chirac n'a pas compris "le message". (1) Sondage réalisé par téléphone le 1er juin auprès d'un échantillon national représentatif de 1.005 personnes âgées de 18 ans et plus (méthode des quotas). |
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