
Nicolas Sarkozy continue de "piétiner les plates-bandes de tout le monde" pour reprendre l’expression de son collègue de la Justice Pascal Clément. Cette fois, il ne s’agit pas du débat sur la récidive mais de la politique en matière de sécurité routière. Mardi après-midi, le ministre de l'Intérieur s'est en effet prononcé pour une poursuite du programme d'installation des radars auquel le ministre des Transports Dominique Perben avait mis un coup d'arrêt au début du mois. " Notre devoir, c'est de préserver les victimes, pas d'accepter les comportements criminels", a-t-il déclaré à l’Assemblée nationale. Réponse diplomatique, mercredi, de son collègue des Transports : "Il n'y a pas de contradiction entre le ministre de l'Intérieur et moi."
A son arrivée au ministère des Transports début juin, Dominique Perben avait annoncé qu'il n'y aurait pas de "nouvelle vague d'installation" de radars en 2006. Il avait jugé "suffisant" le parc actuel d'un millier de radars, qui semblent avoir joué un rôle dans la diminution de la mortalité sur les routes ces derniers mois.
Devant les députés, le locataire de la place Beauvau a dit mardi espérer faire passer cette année le nombre de tués sur les routes françaises sous la barre des 5.000, avec 1.000 radars installés. "Les consignes que j'ai données, c'est des consignes de très grande fermeté à l'égard des comportements dangereux", a-t-il insisté. "Parce que, malheureusement, la moitié des victimes de la route sont complètement innocentes, elles n'ont eu comme seule culpabilité que de croiser la route d'un assassin, et ça personne ne peut l'accepter."
On devrait en savoir plus vendredi sur le plan radars puisque le Premier ministre présidera un comité interministériel sur la sécurité routière. Selon le Figaro, Dominique de Villepin serait sur la même longueur d'ondes que Nicolas Sarkozy.
Photo d'ouverture : Nicolas Sarkozy, s'exprimant mardi à l'Assemblée - DR
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