© INTERNELe vice-président du syndicat national des antiquaires, Jacques Perrin, a été condamné mardi à Paris à un an de prison avec sursis pour faux sur une signature au préjudice d'un autre antiquaire. Il était accusé d'avoir frauduleusement imité la signature d'un confrère, Jean-Marie Rossi, qui présidait la commission d'expertise du Pavillon des antiquaires, en mars 2001 à Paris.
La veille de l'ouverture de cette manifestation, l'antiquaire Camille Burgi s'était vu refuser l'exposition d'un secrétaire en acajou, orme et bronze du XVIIIe siècle, par un certificat de non-admission signé notamment par Jean-Marie Rossi, au motif qu'il aurait subi des transformations au niveau des portes latérales et des altérations du décor de bronze. Or, quelques mois plus tard, il apprenait de la bouche de Rossi que celui-ci n'avait pas signé le certificat et il déposait finalement plainte le 11 juillet 2002.
Un million d'euros en réparation
Jacques Perrin, qui est par ailleurs expert auprès de la Cour de cassation pour le mobilier du XVIIIe siècle, avait en fait signé ce document à la place de Jean-Marie Rossi, a constaté la 13e chambre du tribunal correctionnel, présidée par Dominique Kaluzny. Le tribunal a condamné le prévenu à un an d'emprisonnement avec sursis, assorti d'une mise à l'épreuve de trois ans.
Jacques Perrin s'est également vu infliger une interdiction d'exercer toute activité d'expertise privée ou judiciaire pendant cinq ans. Enfin, il devra payer à Camille Burgi un million d'euros en réparation du préjudice causé par le refus d'exposition "qui a nécessairement jeté le discrédit sur la qualité des objets proposés à la vente par ce marchand", a estimé le tribunal. Selon Le Parisien, qui avait révélé l'affaire, Jacques Perrin va faire appel de cette condamnation.
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