Robien dénonce "l'autoritarisme" de Bayrou

le 16 juin 2005 à 10h55 , mis à jour le 16 juin 2005 à 11h01

Le ministre de l'Education nationale juge "blessante", "illégitime" et "inquiétante" son éviction des instances dirigeantes de l'UDF mais affirme vouloir rester dans le parti centriste.

Gilles de Robien © DR

Jusque là, fidèle à son habitude, l'homme était resté discret. Mais jeudi matin, sur Europe 1, Gilles de Robien, s'est exprimé sur sa suspension mardi de ses responsabilités dans les instances de l'UDF en raison de sa participation au gouvernement Villepin. Cette décision est "blessante, illégitime et vraiment inquiétante". Le ministre de l'Education nationale a indiqué avoir appris cette sanction "par la presse". Evoquant "un drôle de tribunal", il a assuré que depuis mardi il avait reçu le soutien de 27 parlementaires UDF.

Gilles de Robien a expliqué que cette décision était "vraiment contraire à la culture démocratique qu'il connaît à l'UDF depuis 1978" et "révélait une drôle d'organisation au sein du parti". "C'est une sorte d'excommunication", a-t-il ajouté, dénonçant "l'autoritarisme d'un seul", visant le président de l'UDF. Il a invité François Bayrou à "méditer à nouveau" une phrase que le président de l'UDF avait lui-même prononcée en 2002 : "quand on pense tous la même chose, c'est qu'on ne pense plus rien"."

"Contraire à une démocratie saine"

Le ministre de l'Education nationale a ajouté que la réunion au cours de laquelle avait été prise la décision de le suspendre s'était tenue "en l'absence de beaucoup des membres qui devaient y siéger". Il a reproché à François Bayrou d'avoir décidé de ne pas soutenir le gouvernement Villepin "avant même" d'entendre la déclaration de politique générale de Dominique de Villepin. "Cela me semble contraire à une démocratie saine, surtout quand on appartient à la majorité", a-t-il dit.

Observant que l'UDF n'avait pas voté la confiance au gouvernement Villepin mais ne voterait pas non plus la motion de censure déposée par les socialistes, Gilles de Robien a résumé la situation du parti centriste : "cela voudrait dire que l'UDF ne serait nulle part" et qu' "elle cherche à ne plus exister". Le ministre de l'Education nationale a souligné que l'UDF devait "choisir son camp". "L'UDF est associée à l'UMP. Nous sommes élus avec des électeurs de l'UMP et de l'UDF. Nous aurons besoin les uns des autres", a-t-il dit.

Mardi soir dans un communiqué, l'UDF avait annoncé que "Gilles de Robien ayant choisi de participer au gouvernement en contradiction avec les décisions des instances compétentes de l'UDF, le Comité exécutif a constaté à l'unanimité que cette situation entraînait sa suspension de ses responsabilités dans les instances exécutives de l'UDF".

le 16 juin 2005 à 10:55
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15 Commentaires

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  • Olivier, le 16/06/2005 à 18h47

    M. DE ROBIEN, tout cela n'est pas grave, laissez tomber François BAYROU, il ne vaut pas un caramel. Militez à l'UMP et aidez M. SARKOZY qui me semble plus à même d'avoir un jour des responsabilités que ce pitoyable BAYROU, qui n'a vraiment rien compris.

  • Christian S., le 16/06/2005 à 17h12

    Il y a des règles à respecter à l'UDF, même pour Mr de Robien. Pour qui se prend-il ? F. Bayrou a eu raison de le suspendre alors que Mr de Robien mérite une éviction pour avoir désobéi à son parti, une seconde fois. Mr de Robien est-il un véritable UDF ? ou un opportuniste ?

  • Roland, le 16/06/2005 à 16h37

    Bayrou ne représente pas grand chose. De Robien encore moins, mais son seul bonheur à lui, et sa seule ambition, comme pour beaucoup d'autres, est d'être la serpillère de Chirac. A la prohaine élection, De Robien et Chirac finirons dans la même poubelle.

  • Jean, le 16/06/2005 à 15h03

    Ahh le pouvoir.... Ces messieurs renieraient père et mère pour le "pouvoir".. On peut se demander ce que veulent dire leurs discours "pour le bien du peuple et de la patrie" quand on voit agir ces hommes politiques.. Tous des pourris....

  • BLIN, le 16/06/2005 à 14h55

    En tant que conseillère nationale de l'UDF, je suis révoltée de l'éviction de Gilles de Robien qui appartient à ce parti depuis beaucoup plus longtemps que Bayrou qui se comporte en dictateur

  • Makno, le 16/06/2005 à 14h37

    L'UDF n'est nulle part, mais Robien, lui, est partout... où la gamelle est bonne. Ce type n'a jamais eu la moindre conviction politique.

  • Trioullier, le 16/06/2005 à 14h26

    M François Bayrou EN 2007 JE NE VAIS PAS VOTER POUR VOUS. VOUS RESTEZ TROP SOUVENT A L'ARRIERE TOUJOURS A CRITIQUER ET NE MOUILLAIT JAMAIS VOTRE CHEMISE J'ESPERE QUE MONSIEUR DE ROBIEN SE PRESENTERA JE VOTERAI POUR LUI CAR AU MOINS LUI IL BOSSE POUR FAIRE AVANCER LA FRANCE ANVERS ET CONTRE TOUS

  • Roger, le 16/06/2005 à 14h06

    Ca doit être vraiment bien d'être ministre ! Alors quand on y est on veut y rester. MM Barnier et Fillon ont pu aussi en témoigner.

  • Alain, le 16/06/2005 à 13h41

    Il n'est pas fou le ministre ! Il a compris que Bayrou se fiche éperdument du destin de la France; Bayrou veut être président de la république, c'est tout; le reste n'est que littérature...et magouillage politicien.

  • Denis, le 16/06/2005 à 13h24

    La stratégie de Bayrou est simple voire simpliste: elle reprend trait pour trait la stratégie des partis extrémistes qui espèrent le dicrédit des partis de gouvernement (UMP et PS) pour proposer une alternative en 2007. Malheureusement cette stratégie qui commande de critiquer l'action du gouvernement à outrance n'est absolument pas constructive ce qui me fait dire que Bayrou est aujourd'hui nusible à la France à l'heure ou on devrait se rassembler pour faire évoluer avec courage le Pays vers plus de dialogue de dynamisme et redonner aux gens le gout de l'initiative de l'effort et de la réussitte.

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