Au travail !

Par D.S. (AFP), le 03 juin 2005 à 09h29 , mis à jour le 03 juin 2005 à 20h59

Le Président de la République a appelé ses ministres à former "un gouvernement pour l'emploi". L'équipe gouvernementale s'est réunie pour la première fois vendredi à l'Elysée en Conseil des ministres. Un séminaire gouvernemental est prévu dimanche à Matignon.

Gouvernement Villepin photo famille © LCI

09:00 Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement du Territoire, prend possession du ministère lors d'une brève cérémonie. Il est entouré de ses deux ministres délégués, Brice Hortefeux (aux Collectivités locales) et Christian Estrosi (à l'Aménagement du territoire).

Sarkozy : Dominique de Villepin "a fait un très bon travail" à l'Intérieur. "Mais chacun sait qu'il reste beaucoup à faire, on va reprendre le travail jour et nuit (…) Honnêtement, c'était pas gagné pour que je revienne (…) Pour moi, c'est le choix du cœur (…) Je n'ai pas changé, je me passionnerai comme je me suis passionné [lors de son premier passage à l'Intérieur]. [Mes trois priorités] : le problème des multirécidivistes, les problèmes de l'immigration, le statut et la place des victimes".

A lire : "Les missions de Sarkozy"

09:45 Le nouveau ministre des Solidarités et de la Santé Xavier Bertrand prend les rênes du ministère de la Santé, anciennement entre les mains de Philippe Douste-Blazy.

Douste-Blazy : "Je suis très heureux du choix de Xavier [Bertrand] qui connaît le dialogue social, qui aime le dialogue social et qui connaît les chiffres"
Bertrand : " Philippe Douste-Blazy est un grand ministre, un grand monsieur (…) Beaucoup a été fait depuis 2004. La réforme de l'assurance maladie est aujourd'hui mise en œuvre, il convient de continuer le travail jusqu'au bout".

10:00 Villepin raccompagne le nouveau ministre délégué à la promotion de l'égalité des chances, Azouz Begag, sur le perron de Matignon.

Villepin : "L'égalité des chances est au coeur de notre pacte républicain et je suis particulièrement heureux qu'Azouz Begag ait accepté cette mission importante pour l'ensemble de notre pays et pour tous nos compatriotes (…) Il travaillera bien sûr en liaison avec tous les autres ministres sur le terrain pour faire avancer, progresser cette exigence (…) Dans notre pays, chacun doit avoir une chance, chacun doit avoir sa place"

11:15 Michel Barnier fait ses adieux au ministère des Affaires étrangères. Son successeur, Philippe Douste-Blazy, a dit avoir, dès sa nomination, téléphoné aux parents de Florence Aubenas, otage en Irak depuis près de 150 jours.

Barnier : "Ainsi le rejet de la Constitution européenne et le changement qui l'a suivi auront-ils eu pour conséquence de décapiter l'équipe ministérielle du Quai d'Orsay (…) "Je connais les règles et les lois de la politique. Elles sont dures. Elles n'interdisent pas cependant d'exprimer des regrets". [La classe politique française doit] cesser de se comporter comme si l'Europe était à côté de la France".

Douste-Blazy : "La France doit rester au cœur de la construction européenne, elle souhaite y jouer tout son rôle et, bien sûr, une part prépondérante, comme elle l'a toujours fait"

11:30  François Fillon a passé le relais au nouveau ministre de l'Education nationale, Gilles de Robien. "Le Monde" publie les propos de l'ancien ministre de l'Education. L'homme est plutôt aigri.

Fillon (dans "Le Monde"): "Je vais m'investir à fond dans l'UMP, préparer les échéances futures pour Nicolas Sarkozy en 2007 (…) En me virant du gouvernement, ils ont fait de moi un directeur de campagne avant l'heure (…) Quand on fera le bilan de Chirac, on ne se souviendra de rien. Sauf de mes réformes."

François Goulard, ministre délégué à l'Enseignement supérieur et à la Recherche : "On ne travaille pas dans la rupture mais dans la continuité". "Avec mon regard neuf, je vais faire en sorte que la recherche française, qui a des pôles d'excellence mais aussi quelques faiblesses, marche mieux".

11:30 Le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, est à Perpignan, après les violences urbaines de la semaine passée, pour son premier déplacement depuis sa nomination.

Sarkozy : "Je suis là pour faire un travail et mon travail, c'est débarrasser la France des voyous" 'Je ne vais pas me gêner", a ajouté le ministre de l'Intérieur à Perpignan. "Il faudra me rendre des comptes sur ce qui aura été fait".

12:30 : François Fillon, ministre de l'Education nationale sortant, est reçu à Matignon. L'entretien ne dure pas plus d'un quart d'heure. 

14:00 :  Passation de pouvoir au ministère de la Fonction publique entre Renaud Dutreil et Christian Jacob.

14:50 : Passation de pouvoir au minstère de l'Industrie entre Patrick Devedjian (sortant) et son successeur, François Loos. 

A la question 'êtes-vous déçu', Patrick Devedjian a répondu : "Pas du tout. A moi le ministère de la parole !"

16:00
 Le gouvernement Villepin se réunit pour la première fois à l'Elysée en Conseil des ministres autour de Jacques Chirac.

17:00 Fin du premier conseil des ministres. Photo de famille dans la cour de l'Elysée. A droite du chef de l'Etat le Premier ministre Dominique de Villepin, à gauche, Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur.

 17:30 Dominique de Villepin convoque un premier séminaire gouvernemental dimanche soir à Matignon.

 Dominique de Villepin : "Tout s'est très bien passé. Tout le gouvernement est au travail, mobilisé pour le service des Françaises et des Français".

 Jacques Chirac appelle ses ministres à "l'unité et à la cohésion" et les exhorte à former un "gouvernement pour l'emploi". Le Président assurera "dans les semaines à venir" les Européens de "l'ancrage de la France dans l'Union" européenne.

Dimanche 18:30 Séminaire gouvernemental à Matignon
Lundi 10:00  Le Premier ministre reçoit les partenaires sociaux

Mercredi : Dominique de Villepin présentera devant l'Assemblée nationale son programme de politique générale et engagera la responsabilité de son gouvernement.


(Image LCI : Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur à la droite du Président Chirac lors du premier conseil des ministres, vendrdi à l'Elysée)

Par D.S. (AFP) le 03 juin 2005 à 09:29
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36 Commentaires

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  • Beber58, le 03/06/2005 à 16h20

    Comme les vrais voyous sont difficiles à attraper, c'est surtout les honnêtes gens (genre lycéen studieux mais sans papiers) qui vont trinquer. Gare aux bavures !

  • Nono, le 03/06/2005 à 16h10

    Faut il comprendre que notre cher nouveau 1er ministre, laissait les voyous faire. Pas flatteurs comme bilan pour son nouveau patron !

  • Jean, le 03/06/2005 à 16h10

    C'est au chomage et à la misère qu'il faut s'attaquer et se débarrasser des nantis.

  • Laurence, le 03/06/2005 à 15h58

    Monsieur Sarkosy est en show permanent.Il est toujours à la recherche de la moindre caméra.Il parle beaucoup et emploie les mots que cerains français veulent entendre. Cet homme a des idées qui me font peur , il a un petit coté dictateur .Cet homme est dangereux et n'hésitera pas à écraser qui se mettra en travers de son parcours même par des procédés déloyaux pour assouvir sa soif de pouvoir .J'espére que les français réfléchiront avant de le mettre à la tête de l'état sinon ils ne mettront pas longtemps pour le regretter .La France il s'en fout c'est son avenir qui le préoccupe et rien d'autre.

  • Bon, le 03/06/2005 à 15h48

    Ca ne marchera pas cette fois ci on est pas complettement idiots non plus !

  • Leroux, le 03/06/2005 à 15h47

    Allez sarko commence par virer les hollande et strauss khan

  • Domi, le 03/06/2005 à 15h44

    Bien dit Sarko !!!! mais y'a du boulot bon courage.

  • Roland, le 03/06/2005 à 15h30

    Quel bel objectif de débarrasser la France des voyous. Donc, il peut commencer par tout ceux qui font de la politique en France en général et en particulier, ceux qui sont à l'U.M.P et au nouveau gouvernement, ou il n'y a ques des "bras cassés" et des "pieds nickelés". Merci de me publier

  • Gilles, le 03/06/2005 à 15h28

    Je suis assez etonné de vos remarques. Que vous ne soyez pas de la meme couleur politique que Sarko est compréhenssible par contre je ne vois pas en quoi ça pause problème d'essayer de réduire le problème de la délinquance. J'habite une ville de province et je dois avouer avoir certaines craintes lorsque je mets le pied dehors. Il ne s'agit pas de paranoia mais de vécu. Et pas une histoire un fois qui m'a fait voir les choses différement mais des problèmes à repetission que je vois autour de moi. Heureusement je suis pas vieux et chétif donc de mon coté ça passe. Mais c'est pas le cas de tout ce beau monde qui est un peu plus faible que moi et qui s'en prend toute la journée. Vivons nous dans une zone de non-droit. Non. Les braves gens ont le droit d'etre respectés et protegés.

  • Fred, le 03/06/2005 à 15h26

    Ha bon vous avez enfin Gulliani comme Ministre de l'interieur, enfin du changement!

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