© INTERNEPlacée sous le feu des projecteurs médiatiques, il y a quelques semaines, pour avoir porté plainte contre une stagiaire chinoise pour "intrusion frauduleuse dans un système automatique de données", la société Valeo fait une nouvelle fois parler d'elle.
Libération, qui dévoile l'affaire, écrit jeudi que l'équipementier automobile s'est récemment séparé de son responsable de la lutte anti-contrefaçon au motif qu'il se serait livré à "un acte pénalement répréhensible". Au contraire, l'intéressé, Nicolas L., affirme qu' "un salarié est censé prendre toute mesure pour défendre l'utilisation abusive des actifs" de son entreprise. Explications.
Le salarié éconduit dit à Libération avoir déniché, en septembre 2004, sur un salon de pièces mécaniques à Francfort, le stand d'une société de Dubaï (Emirats-arabes-unis) proposant des pièces contrefaites. Il affirme avoir dérobé plusieurs de ces pièces ainsi que "le cahier de salon", un document sensible qui présente "les cartes de visite des gens venus sur le stand". "Le genre d'infos que la police et les douanes recherchent désespérément", insiste-t-il.
"Rien à déclarer"
Selon lui, "beaucoup d'entreprises chinoises" apparaissaient sur ce cahier (Valeo possède neuf usines dans le pays), de même que "des plaquettes d'entreprises identifiées comme potentiellement dangereuses". A son retour, il informe donc sa hiérarchie. Surprise : une semaine plus tard, il est mis à pied à titre conservatoire. Une procédure de licenciement est même engagée.
Protégé par son statut de membre du comité d'entreprise, Nicolas L. obtient le soutien de l'instance ainsi que celui de l'inspection du travail qui s'oppose à son licenciement. Finalement, il a négocié son départ le mois dernier. Curieusement, "les pièces et les documents" qu'il avait subtilisées "auraient été renvoyés aux contrefacteurs", écrit Libération. Interrogée, la direction de Valéo affirme n'avoir "rien à déclarer" .
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