© AFPLa chambre de l'instruction de la cour d'appel de Versailles (Yvelines) a ordonné lundi après-midi la remise en liberté de Li-Li, 22 ans. Incarcérée depuis le 29 avril et suspectée d'espionnage chez Valeo, la jeune Chinoise a quitté la maison d'arrêt de Versaille.
Visiblement émue, Li Li a déclaré à l'AFP: "je suis très contente, je remercie mon copain et la maman de mon copain ainsi que tous les professeurs et les étudiants de mon école de Compiègne (Oise) qui m'ont donné beaucoup de courage". A la question de savoir si elle se considérait comme une espionne la jeune femme a affirmé: "pas du tout, ça été un choc pour moi. C'est un moment très difficile et la détention est vraiment insupportable". L'étudiante s'est déclarée surprise de ce qui lui était arrivé. "Je faisais mon stage, je suis allée à l'entreprise normalement et les ressources humaines ont appelé la police, pour moi ça a été une surprise", a-t-elle raconté.
Li-Li, qui effectuait un stage depuis février chez l'équipementier automobile Valeo à La Verrière (Yvelines), avait été mise en examen le 29 avril pour "intrusion dans un système automatique de données" et "abus de confiance", et écrouée le même jour.
Des documents "sans rapport avec son stage" ?
Originaire de la ville de Wuhan, fief de l'automobile chinoise, et étudiante à l'université de technologie de Compiègne (Oise), la jeune femme est suspectée d'avoir recopié des fichiers informatiques de l'entreprise "sans rapport avec son stage", selon une source proche de l'enquête. Elle nie tout piratage industriel et explique avoir copié les données informatiques pour travailler. Selon une source proche de l'enquête citée par l'AFP, elle aurait dit ne pas savoir qu'elle était dans l'illégalité malgré une clause de confidentialité qu'elle reconnaît avoir signée en entrant chez Valeo. Lors de ces différentes auditions, Li-Li aurait affirmé devant les enquêteurs avoir chargé "un maximum de fichiers" pour ensuite faire "le tri" chez elle en vue d'alimenter son rapport de stage, selon cette même source. Mais lors de leurs investigations, les policiers auraient relevé sur ses boîtes e-mails des messages codés provenant de Chine.
Jeudi son avocat, Me Raphaël Pacouret, avait obtenu de la juge d'instruction versaillaise en charge du dossier sa remise en liberté contre laquelle le parquet avait fait immédiatement appel devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Versailles.
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