Villepin : "100 jours pour rendre confiance"

le 01 juin 2005 à 12h55 , mis à jour le 01 juin 2005 à 20h31

Le Premier ministre a annoncé devant les sénateurs qu'il "se donne 100 jours pour rendre confiance aux Français". C'est ce qu'a rapporté un sénateur UMP présent à la rencontre.

villepin senat © DR

C'est dans l'histoire napoléonienne que le Premier ministre a trouvé sa première formule. Dominique de Villepin s'est donné "100 jours", d'ici au mois de septembre, "pour rendre confiance aux Français". Avant d'aller présenter au journal télévisé de 20H00 sur TF1 les grands axes de son action à venir, il a posé, à la mi-journée au Sénat, quelques jalons devant les élus UMP, UDF et radicaux.

"La confiance dans 100 jours, c'est un rendez-vous qu'il prend et que nous prenons avec lui pour le mois de septembre", a déclaré à l'issue de la rencontre le sénateur sarkozyste Roger Karoutchi (UMP, Hauts-de-Seine).

Annonçant son intention de "rendre compte tous les mois à la Nation de l'action du gouvernement", sans préciser sous quelle forme il interviendrait, M. de Villepin a souligné qu'il fallait "engager les réformes indispensables" et a plaidé pour une "nouvelle étape" et "un cap d'action, d'audace et de mobilisation", selon les participants.

"Plus d'égalité des chances"

"Il faut écouter, entendre le message du vote du 29 mai" qui a vu la large victoire du non au référendum sur la Constitution européenne, a lancé le successeur de Jean-Pierre Raffarin, en faisant part du "besoin" en France "d'une mobilisation générale, d'un sursaut".

M. de Villepin a notamment plaidé "pour plus d'égalité des chances" et estimé qu'il fallait "faire sauter les verrous et permettre de débloquer l'embauche". "Notre pays est attaché à son modèle social, attaché à marcher sur deux jambes, à la fois d'initiative et de solidarité. Chaque fois qu'on se détache de l'un de ces piliers, le pays vacille, se divise, doute", a-t-il dit comme dans un avertissement à Nicolas Sarkozy, partisan d'une remise en question du modèle français et avec lequel il va désormais devoir former un attelage pour le moins inattendu.

"Ce défi, nous ne le réussirons qu'avec chacun d'entre vous. L'Hôtel Matignon sera toujours votre maison, ma porte vous sera toujours ouverte", a-t-il lancé aux sénateurs. Si le discours de M. de Villepin a été applaudi à plusieurs reprises par les sénateurs, certains se sont montrés circonspects sur ses chances de réussite. "Nous verrons", ont lancé plusieurs d'entre eux.

(Le Premier ministre mercredi matin au Sénat/DR)

le 01 juin 2005 à 12:55
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43 Commentaires

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  • Tresji, le 01/06/2005 à 19h38

    Tout a fait d'accord avec Chris de toulouse . Pour moi il a parfaitement mis par écrit la réalité . Pourvu que quelques Français comprennent !?.!?.

  • Saint marc, le 01/06/2005 à 19h10

    Le nouveau Pétain est arrivé. Celui sans lequel la guerre en Irak serait aujourd'hui terminée.Vous vouliez la paix et le panache, vous aurez la guerre et la honte.

  • Marc, le 01/06/2005 à 19h05

    A quand une manif "La France au boulot " ? Bravo à Chris et aux autres, ça fait du bien de lire ça. Le problème, c'est que Chris et les autres (et moi) seront certainement en train de bosser au lieu de manifester (Quoique...)

  • Olivier, le 01/06/2005 à 19h02

    C'est avec des gens qui pensent comme Chris et Henry qu'on tirera ce pays à nouveau vers le haut. Pas avec des Villepin, des Bernard Thibault, des François Hollande, et autres tristes sires aux visions vermoulues et remèdes dépassés depuis quelques décennies. Il faut virer cette clique d'incapables mafieux et se remettre au taf GRAVE!

  • Andrée, le 01/06/2005 à 18h24

    Critiquer avant de voir ce qui se passe montre bien l'esprit de critique de tous.C'est minable. Qui veut noyer son chien ......

  • Alexandre, le 01/06/2005 à 17h57

    A chris de toulouse il n'y a pas que les modèles anglo saxons dans la vie qui fonctionne ; regardez un peu en suède un taux de chômage faible et un pib élevée et tous cela dans des réformes sociales.

  • Frederic, le 01/06/2005 à 17h45

    C'est pas un homme qui doit faire un sursaut et changer d'esprit mais les Francais eux memes. Stagner n'arrange rien. En France on est loin du reel toujours dans l'attente de l'homme politique SAUVEUR de notre parresse. C'est pas un enarque intello, ecrivain qi'il faut comme premier ministre mais un homme d'affaire experimenter qui entre dans la politique une sorte de Schwarzenegger version Francaise qui saura ramener le gout du travail de nouveau le poing serrer sur la table. La poigne disuasive ne vient pas d'un homme de lettre mais d'un homme de terrain qui a des competence dans le domaine du business international. Et ce n'est pas de Le Pen dont je parle, mais d'un etre ouvert d'esprit democratique. Les reformes vont amener des greves qui vont amener des conflits...des casseurs et rien n'ira mieux car nous sommes nous meme mauvais maitre de notre destin!! Le peuple est seul responsable de son destin!!

  • Coupole, le 01/06/2005 à 17h42

    Je viens de lire quelques réactions et si je partage moi aussi l'avis de Chris de Toulouse, je voudrais en compléter le propos. Si l'exception française est bien l'immobilisme et le désintérêt pour la chose publique devenu la règle, ce qui conduit à tourner le dos au politique en général et à ceux qui (malheureusement) en font profession, c'est bien aussi en raison d'un autre immobilisme caractérisé par la haute administration ministérielle qui, elle, n'est que rarement touchée par l'alternance, le vote sanction, la grogne, les mouvements de grève et autres manifestations de tout type. Effectivement bon courage à notre nouveau 1er ministre qui aura lui aussi à compter avec un pouvoir réglementaire qui n'a de cesse que de contrecarer la décision législative qu'on lui a imposé de préparer. Et ça, ce n'est pas Bruxelles qui nous l'impose !

  • Laurent, le 01/06/2005 à 17h41

    Pour que l'economie reprenne faut tout bruler et arreter de faire confiance a des enarques qu'ils soient de droite ou de gauche.

  • Grados, le 01/06/2005 à 17h40

    Malheureusement, nous avons fort à craindre que la conjonction d'une incapacité de J. Chirac et de l'UMP à repenser profondément les principes des logiques économiques, et le conservatisme des syndicats qui cherchent du grain à moudre, nous conduise à aucun résultat probant...

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