© DRC'est dans l'histoire napoléonienne que le Premier ministre a trouvé sa première formule. Dominique de Villepin s'est donné "100 jours", d'ici au mois de septembre, "pour rendre confiance aux Français". Avant d'aller présenter au journal télévisé de 20H00 sur TF1 les grands axes de son action à venir, il a posé, à la mi-journée au Sénat, quelques jalons devant les élus UMP, UDF et radicaux.
"La confiance dans 100 jours, c'est un rendez-vous qu'il prend et que nous prenons avec lui pour le mois de septembre", a déclaré à l'issue de la rencontre le sénateur sarkozyste Roger Karoutchi (UMP, Hauts-de-Seine).
Annonçant son intention de "rendre compte tous les mois à la Nation de l'action du gouvernement", sans préciser sous quelle forme il interviendrait, M. de Villepin a souligné qu'il fallait "engager les réformes indispensables" et a plaidé pour une "nouvelle étape" et "un cap d'action, d'audace et de mobilisation", selon les participants.
"Plus d'égalité des chances"
"Il faut écouter, entendre le message du vote du 29 mai" qui a vu la large victoire du non au référendum sur la Constitution européenne, a lancé le successeur de Jean-Pierre Raffarin, en faisant part du "besoin" en France "d'une mobilisation générale, d'un sursaut".
M. de Villepin a notamment plaidé "pour plus d'égalité des chances" et estimé qu'il fallait "faire sauter les verrous et permettre de débloquer l'embauche". "Notre pays est attaché à son modèle social, attaché à marcher sur deux jambes, à la fois d'initiative et de solidarité. Chaque fois qu'on se détache de l'un de ces piliers, le pays vacille, se divise, doute", a-t-il dit comme dans un avertissement à Nicolas Sarkozy, partisan d'une remise en question du modèle français et avec lequel il va désormais devoir former un attelage pour le moins inattendu.
"Ce défi, nous ne le réussirons qu'avec chacun d'entre vous. L'Hôtel Matignon sera toujours votre maison, ma porte vous sera toujours ouverte", a-t-il lancé aux sénateurs. Si le discours de M. de Villepin a été applaudi à plusieurs reprises par les sénateurs, certains se sont montrés circonspects sur ses chances de réussite. "Nous verrons", ont lancé plusieurs d'entre eux.
(Le Premier ministre mercredi matin au Sénat/DR)
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