Le "violeur à rollers" sous les verrous ?

le 06 juin 2005 à 17h23 , mis à jour le 06 juin 2005 à 17h32

Un homme de 39 ans, ancien toxicomane, séropositif et militant dans une association parisienne de lutte contre le sida et la toxicomanie, a été arrêté ce week-end à Paris. Il est soupçonné d'au moins neuf viols et tentatives en deux ans dans divers quartiers de la capitale.

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Un homme soupçonné par les enquêteurs d'être le "violeur à rollers", militant associatif présumé dangereux, a été mis en examen et écroué ce week-end pour une série de viols perpétrés depuis plusieurs mois à Paris. Didier R., 39 ans, qui nie les faits, a été mis en examen pour "viols", neuf viols et tentatives lui étant imputés en l'état des investigations. Le nombre de viols pourrait augmenter, la police ayant recensé plus de quinze affaires de même type.

Le suspect, surnommé le "violeur à rollers" car il se déplaçait en roller ou en patins à roulettes, est séropositif, selon la police. C'est un ancien toxicomane connu des services de police notamment pour plusieurs affaires de violences, précise-t-on. Il était militant dans une association de lutte contre le sida et la toxicomanie dont le siège est situé dans le quartier populaire de la Goutte d'Or (XVIIIème arrondissement).

"Rusé et insaisissable"

L'homme a été interpellé dans la nuit de vendredi à samedi par une équipe de la police urbaine de proximité (PUP), dans le Xème arrondissement, puis placé en garde à vue à la brigade criminelle. En raison de sa "dangerosité" présumée, la brigade avait alerté les autres services de police" et un gardien de la paix de la PUP, "au fait du dossier" après un stage à la criminelle, l'a repéré dans la rue samedi peu avant 2 heures et l'a "discrètement surveillé", avec ses collègues, alors qu'il suivait une femme de 20 ans. Il a tenté de s'enfuir, selon la police.

La criminelle enquêtait depuis plusieurs mois sur cette série de viols et tentatives qui avaient toutes le "même mode opératoire" : l'homme agissait de nuit, repérait ses victimes qu'il agressait sous la menace d'un cutter, dans les halls d'immeubles déserts et les forçait à des fellations. Les enquêteurs avaient réussi à tracer un portrait-robot du présumé violeur, "rusé et insaisissable", et "à cerner ses habitudes". Il agissait depuis deux ans dans tous les quartiers avec une préférence pour le Xème. Le suspect a été reconnu par des victimes pendant sa garde à vue et des tests ADN l'ont impliqué "de manière formelle" dans certains des faits qui lui sont reprochés, a-t-on précisé.

le 06 juin 2005 à 17:23
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