
Le bateau le ramenant en Algérie est parti vendredi soir de Marseille. Parce qu'il avait appelé au djihad près d'une mosquée parisienne, Reda Ameuroud, 35 ans, a été expulsé. En situation irrégulière, il avait été placé en centre de rétention après avoir été arrêté le 13 juillet lors d'une "opération de prévention du terrorisme", près de la rue Jean-Pierre-Timbaud (XIe), où est installée une mosquée notamment fréquentée par des radicaux.
Surveillé par la Direction de la surveillance du territoire (DST) et les Renseignements généraux (RG), Ameuroud fait partie d'une dizaine de "référents idéologiques" repérés, en plus d'une dizaine d'imams radicaux, en raison de leurs discours haineux et violents. Il est aussi le frère aîné d'Abderahmane Ameuroud, 27 ans, condamné en mai à sept ans d'emprisonnement et à l'interdiction définitive de territoire pour avoir offert un soutien logistique à deux Tunisiens qui ont assassiné le commandant Ahmed Shah Massoud en Afghanistan le 9 septembre 2001 avec une caméra piégée. Abderahmane Ameuroud est par ailleurs soupçonné d'avoir des liens avec le groupe dit des "campeurs", soupçonné d'avoir organisé des entraînements au djihad en forêt de Fontainebleau (Seine-et-Marne).
Le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy avait indiqué, dans un entretien au Parisien paru vendredi, qu'une dizaine de ces individus radicaux seraient expulsés d'ici à la fin août. Un autre Algérien, Abdelhamid Aissaoui, 41 ans, a été expulsé le 23 juillet. Cet "imam occasionnel", selon le ministère de l'Intérieur, avait été condamné à quatre ans d'emprisonnement pour sa participation à la tentative d'attentat contre le TGV à Chasse-sur-Rhône (Isère) le 26 août 1995. Cette condamnation était assortie d'une interdiction définitive du territoire.
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