© LCIUne répétition. La réunion du Conseil national donnait le coup d'envoi de la préparation du congrès, qui aura lieu au Mans du 18 au 20 novembre. Après des mois de divisions entre tenants du oui et du non au référendum du 29 mai sur la Constitution européenne, il tranchera entre les partisans de la direction et ceux qui, comme Laurent Fabius, réclament "un ancrage à gauche" plus affirmé.
Pas moins de 19 contributions au débat, venues tant des pro que des anti-Hollande, ont été enregistrées samedi. A ce stade, "le débat doit être le plus large", selon le Premier secrétaire du PS.
Alliance
Usant volontiers du "Je", François Hollande, a cherché à apparaître comme le chef d'orchestre, celui qui demeurera à la tête du parti au sortir du congrès. En face pas d'alternative déclarée, selon lui.
Pourtant, l'incertitude est d'autant plus totale que le courant rénovateur du Nouveau Parti socialiste de Arnaud Montebourg et Vincent Peillon, à la charnière du parti, a réaffirmé samedi, après un léger flottement, qu'il se compterait au congrès et ne conclurait une alliance, le cas échéant, qu'à ce moment-là et au vu de l'orientation proposée par les divers protagonistes. Cette attitude complique la tâche de Laurent Fabius, qui espérait la mise sur pied rapide d'un rassemblement à partir des militants du non. Seul parmi ceux-ci, Jean-Luc Mélenchon prône ouvertement "une motion commune du non", dès la mi-septembre. Quant à Henri Emmanuelli, figure de la gauche du parti, il a laissé entrevoir une alliance avec Laurent Fabius.
photo : François Hollande, premier secrétaire du PS, samedi à Paris
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