Une caméra surveillant les couloirs de bus à Paris (LCI) © LCIDepuis lundi matin, des caméras de surveillance sont en place dans la capitale pour prendre en flagrant délit les automobilistes empruntant les couloirs de bus sans en avoir le droit. A ce stade, quatre caméras sont installées : à l'angle du Pont Royal et du quai Voltaire (VIIe), sur le pont de Sully (IVe), au carrefour de l'avenue Montaigne et du Rond-Point des Champs-Elysées (VIIIe) et à l'angle des boulevards Saint-Germain et Saint-Michel (Ve). A terme, des dizaines d’engins viendront quadriller le réseau.
Pour rappel, les infractions donnent lieu à une amende de 135 euros. Pour l’instant, seules les voitures, et non les deux-roues, sont concernés. De l’aveu d’un responsable de la préfecture de police de Paris interrogé sur RTL lundi matin, l’angle de vue des caméras saisit l’avant des véhicules, ce qui met motocyclistes et motards à l’abri du dispositif… mais pas d’un agent en chair et en os.
Nouveaux radars
Les bandes vidéos sont visionnées chaque jour en accéléré par des agents de la préfecture de police. Ils y repèrent les plaques d’immatriculations des véhicules en infraction. En clair, tous ce qui n’est pas bus, taxi ou véhicule de police ou d’urgence. Le PV de 135 euros parvient quelques jours plus tard au domicile du titulaire de la carte grise du véhicule.
Une signalisation spécifique avertit de la présence de caméras, tout comme pour les radars automatiques fixes. A ce propos, trois nouveaux engins – en plus des 5 existants - ont été mis en services sur le périphérique parisien, porte de Sèvres, porte de Champerret et porte de Bagnolet. La vitesse y est limitée à 80 km/h. Pour sévir contre les contrevenants et réduire l’insécurité routière, la préfecture a d’autres idées dans ses cartons. A l’instar de cinq autres villes françaises, Paris expérimente en ce moment un système capable de détecter et de sanctionner automatiquement les automobilistes franchissant les feux rouges.
| Tolérance zéro pour les deux-roues |
Et si les bus partageaient leurs couloirs avec les deux-roues ? C’est le souhait de la Fédération des motards en colère qui tente de convaincre les autorités d'accorder une tolérance à l’égard des motocyclistes et motards empruntant ces voies réservées. "Les motards y gagneraient en sécurité", assurait lundi le porte-parole de la FFMC. Mais, rien n’y fait. "Sur ce dossier, on n'est nulle part, il y a vraiment un blocage", confiait Éric Thiollier. "Les autorités craignent que les motards considèrent ces voies comme des pistes de 400m départ arrêté", a-t-il expliqué, évoquant une autre raison au blocage : "Le plan de la mairie, censé exclure tous les engins à moteurs, a eu pour effet de renforcer la présence des deux-roues dans la capitale. Elle ne veut pas conforter cette tendance." En revanche, la FFMC et les autorités seraient près d’un accord à propos du stationnement sur les trottoirs et la pratique du remonte-file, qui consiste à dépasser les voitures en mordant sur la voie inverse. Officialisation en octobre au Mondial du deux-roues ? D.S. |
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