Décentralisation : au tour des routes

Par Diane LEBEL, le 25 juillet 2005 à 17h40 , mis à jour le 25 juillet 2005 à 22h11

Le transfert de l'exploitation des routes aux départements, prévu par la loi de décentralisation de 2004, sera moins important que prévu. Les départements se verront confier 11 800 km de routes ainsi que 185 millions d'euros pour leur gestion.

route nationale © INTERNE

Le ministre des Transports, Dominique Perben, a fait savoir lundi que l’Etat allait transférer moins de routes que prévu aux départements. Ce transfert de l’exploitation des routes aux départements, inclus dans la loi de décentralisation d’août 2004, prévoyait à l’origine que 10 000 kilomètres de routes restent dans le giron de l’Etat. A l’issue d’une concertation "très approfondie" avec les représentants des départements, Dominique Perben a indiqué que l’Etat garderait finalement 11 800 km de routes.

Parmi les routes qui resteront nationales, on retrouve la RN 164 en Bretagne, une partie de la RN 151 entre Châteauroux et Bourges ou encore la RN 2002 dans les Alpes. Quant à la fameuse nationale 7, considérée par certains comme un fleuron du patrimoine français, l’Etat n’en possèdera plus que quelques tronçons près de Lyon, le long de la vallée du Rhône, un autre en Bourgogne et un autre près d’Orly. Le ministre des transports parle d’un "effort" fait par l’Etat pour garder ces routes, qu’il explique par le fait que certaines d’entre elles nécessiteront d’importants travaux dans les années à venir.

Ce transfert des routes nationales avait suscité une vive polémique de la part des Conseils généraux qui craignaient de ne pas pouvoir assumer financièrement ce "cadeau" de l’Etat, très coûteux tant du côté de la gestion que de l’entretien du réseau. Le ministre des Transports a assuré que l’Etat allait donner aux départements "la totalité des ressources qu’il consacre à ces voies transférées", c'est-à-dire 185 millions d’euros. L’Etat compte ainsi s’occuper seul du réseau routier national, laissant les départements gérer leur réseau, ce qui avantage les collectivités locales, a souligné le ministre. Les transferts doivent débuter au 1er janvier 2006 pour s’achever au plus tard en 2008.

Par Diane LEBEL le 25 juillet 2005 à 17:40
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4 Commentaires

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  • Jean-paul, le 26/07/2005 à 11h50

    J'habite en Corse et chez nous cette pratique est en vigueur depuis 1991. Le problême se situe dans le fait que l'Etat ne transfert pas les crédits réellement nécéssaire pour assurer la mission de service public. En effet avant les transferts il a réduit le personnel de manière drastique ainsi que toute les dépenses nécéssaires au maintient en état du réseau routier. Ainsi lors du transfert du réseau, le budget alloué par l'Etat est caculé sur la derniére année ou il en avait la charge. Dés lors les collectivités se retrouve dans une situation trés difficiles dans la mesure ou elle n'ont pas les ressources financières suffisantes pour assumer ce transfert. Dés lors augmentations des impôts locaux etc.....

  • Ed, le 26/07/2005 à 09h45

    Et c'est quoi l'interet pour l'état et pour nous de faire ça ? Je ne comprends pas.

  • Lolo, le 26/07/2005 à 09h24

    Question : va t il falloir renommer ces routes en Départementales ou Régionales ?

  • Maurice, le 25/07/2005 à 18h50

    Quand le dementelement de l'etat cessera-t-il?Bien sur le passage aux departements prépare la privatisation, comment financer les transports nationaux dans les departements pauvres ?En faisant payer l'octroi(avec controle par GPS°,puis en bradant le systéme commercial au secteur privé

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