© INTERNELe ministre des Transports, Dominique Perben, a fait savoir lundi que l’Etat allait transférer moins de routes que prévu aux départements. Ce transfert de l’exploitation des routes aux départements, inclus dans la loi de décentralisation d’août 2004, prévoyait à l’origine que 10 000 kilomètres de routes restent dans le giron de l’Etat. A l’issue d’une concertation "très approfondie" avec les représentants des départements, Dominique Perben a indiqué que l’Etat garderait finalement 11 800 km de routes.
Parmi les routes qui resteront nationales, on retrouve la RN 164 en Bretagne, une partie de la RN 151 entre Châteauroux et Bourges ou encore la RN 2002 dans les Alpes. Quant à la fameuse nationale 7, considérée par certains comme un fleuron du patrimoine français, l’Etat n’en possèdera plus que quelques tronçons près de Lyon, le long de la vallée du Rhône, un autre en Bourgogne et un autre près d’Orly. Le ministre des transports parle d’un "effort" fait par l’Etat pour garder ces routes, qu’il explique par le fait que certaines d’entre elles nécessiteront d’importants travaux dans les années à venir.
Ce transfert des routes nationales avait suscité une vive polémique de la part des Conseils généraux qui craignaient de ne pas pouvoir assumer financièrement ce "cadeau" de l’Etat, très coûteux tant du côté de la gestion que de l’entretien du réseau. Le ministre des Transports a assuré que l’Etat allait donner aux départements "la totalité des ressources qu’il consacre à ces voies transférées", c'est-à-dire 185 millions d’euros. L’Etat compte ainsi s’occuper seul du réseau routier national, laissant les départements gérer leur réseau, ce qui avantage les collectivités locales, a souligné le ministre. Les transferts doivent débuter au 1er janvier 2006 pour s’achever au plus tard en 2008.
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