© Eric Feferberg, AFPBertrand Delanoë : "Ce qui nous fait perdre c'est le fair-play"
Le maire de Paris n'a pas digéré la défaite de Paris. Après avoir exprimé son "immense déception", il a ajouté qu'il ne "s'expliquait pas" ce choix. "Je veux être fair-play et saluer Londres et les Londoniens, a-t-il poursuivi. J'ai été chaleureux avec mon ami Ken Livingstone, le maire de Londres. Je n'ai pas été aussi affectueux avec tous les promoteurs de la candidature de Londres parce que je ne suis pas sûr qu'on ait livré cette compétition exactement avec les mêmes instruments, le même état d'esprit."
Bertrand Delanoë a ensuite précisé ses propos : "Hier (mardi), quand je montais dans ma chambre me coucher, il y avait des gens qui descendaient de rendez-vous successifs avec le Premier ministre Blair et le patron de la candidature, Sebastian Coe. J'avais pas compris que c'était ça, moi, j'avais compris qu'il fallait le meilleur dossier, le meilleur état esprit et je crois qu'une immense majorité du CIO a plutôt un peu pensé ça de Paris". "Ce qui nous fait perdre c'est le fair-play", a asséné le maire de Paris qui s'est interrogé sur le fait qu'il ne faille "pas être fair-play pour gagner une compétition du fair-play".
Huchon : "Plus que de la déception, presque de la colère"
"On nous dit : vous avez le meilleur dossier, vous avez fait la meilleure présentation. Et on perd". Après la victoire de Londres, Jean-Paul Huchon, le président PS de la région Ile-de-France, a exprimé "plus que de la déception, presque de la colère"."Le lobbying anglais a été efficace, mais à la limite du correct", selon lui. "Nous avons été fidèles à l'éthique, nous avons respecté toutes les règles et on a eu raison", a-t-il insisté, demandant : "est-ce que la fin justifie les moyens ?". M. Huchon a expliqué aussi le succès britannique par "la présentation très brillante de Sebastian Coe, qui avait "la légitimité de l'ancien athlète". Enfin, "l'état de crise morale, politique et sociale dans lequel est la France, notamment depuis le 29 mai, fait qu'on a peut-être préféré privilégier des gens qui ont l'air de plus en vouloir, d'être moins en crise". "Je suis d'autant plus triste pour mon pays qu'on avait là une occasion formidable pour remonter le moral de la nation", a-t-il dit.
Jacques Chirac : "Bonne chance aux Britanniques"
Le chef de l'Etat a félicité Londres après la décision du CIO mercredi d'attribuer à la capitale britannique l'organisation des Jeux olympiques de 2012 et a remercié "toute l'équipe de Paris 2012 pour le formidable travail accompli, pour son engagement, son professionnalisme et l'esprit de fair-play qui l'a toujours guidée". "Le chef de l'Etat félicite la ville de Londres qui aura l'honneur d'accueillir les Jeux olympiques et paralympiques en 2012. Il souhaite bonne chance et pleine réussite aux autorités et au peuple britannique dans l'organisation des jeux de la XXXe olympiade", déclare l'Elysée dans un communiqué.
Le PS "partage la déception de tous les Français"
Le Parti socialiste "regrette la décision du Comité international olympique" et "partage la déception de tous les Français et tous les Parisiens qui ont merveilleusement soutenu et accompagné cette candidature". Le PS "salue le travail accompli par le maire de Paris Bertrand Delanoë, et par l'ensemble de la délégation française qui a su porter avec brio cette campagne, et remercie tous ceux qui se sont investis sans compter dans ce long travail collectif soigneusement préparé, avec dynamisme, professionnalisme et enthousiasme". Enfin, le parti de François Hollande "souhaite bonne chance à Londres pour mettre en oeuvre ce formidable événement international".
Renaud Donnedieu de Vabres : "Pas besoin des JO pour avoir un rayonnement mondial"
"Bien sûr qu'on est déçus, mais la France n'est pas un pays qui baisse les bras, on n'a pas besoin des JO pour avoir un rayonnement mondial, nous avons tous les atouts pour nous battre", a déclaré, philosophe, le ministre de la Culture et de la communication.
Bernard Arnault (PDG de LVMH, un des parrains de la candidature Paris 2012) : "On est tristes, mais il faut rester sportif et féliciter le vainqueur."
Jean-Louis Debré : "Un moment de tristesse et de déception"
"C'est un moment de tristesse, de déception. Mais je voudrais quand même remercier le maire de Paris, le gouvernement, le président de la République qui, jusqu'au bout, dans un sentiment de rassemblement, auront porté la candidature de Paris", a déclaré le président de l'Assemblée nationale. "Nous avons été unis, nous étions rassemblés et c'est dommage que nous n'ayons pas gagné. Bonne chance à Londres", a-t-il ajouté.
Jean Le Garrec (député PS) : "Londres a gagné, ce sera l'Europe !"
"C'est une déception pour tous ceux qui se sont battus pour ce dossier. On savait que le choix serait entre Londres et Paris. Londres a gagné, ce sera l'Europe", a commenté le vice-président de l'Assemblée nationale. "Ça ne va pas faciliter bien des rapports dans les mois et les années à venir", a-t-il poursuivi. "Je crois que ça va être une déception énorme et ça va, à mon avis, peser assez fort sur cette espèce de situation, d'un moral fragile. Dans la situation où nous sommes, je trouve ça, au-delà des Jeux, extrêmement lourd", a-t-il ajouté en référence au climat politique et social en France, déjà alourdi par le "non" au référendum sur la Constitution européenne du 29 mai.
Marie-George Buffet (PCF) : "Personnellement déçue"
La patronne du PCF est "personnellement déçue" par la décision du CIO d'attribuer l'organisation des Jeux olympiques de 2012 à Londres mais a adressé ses félicitations à la capitale britannique. "Je suis personnellement déçue. J'aurais tellement souhaité, avec Paris, accueillir en Seine-Saint-Denis cet événement sportif. Je salue la délégation qui a effectué un remarquable travail", a déclaré la secrétaire nationale du Parti communiste mercredi dans un communiqué.
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