
Est-ce lié aux départs en vacances ? En tout cas, la mobilisation était faible samedi après-midi dans les rues de la capitale pour soutenir les lycéens actuellement poursuivis en justice à la suite des manifestations anti loi Fillon. Ils étaient 500 selon les organisateurs, 200 selon la police, a avoir répondu à l'appel du collectif de soutien aux lycéens poursuivis, pour réclamer, selon les cas, leur relaxe, l'abandon des poursuites ou l'amnistie. A ce jour, une dizaine de lycéens, mineurs et majeurs, ont déjà été condamnés et plus d'une vingtaine d'autres, selon le collectif de soutien composé d'une cinquantaine de partis, syndicats et associations, font l'objet d'une procédure judiciaire. Des procédures en appel ont également été engagées.
Brandissant des drapeaux et banderoles de la CGT, la FCPE, la FSU, la CNT, la LCR, du PCF et de LO, les manifestants sont partis de la place Denfert-Rochereau (14ème) et devaient défiler jusqu'aux abords de Matignon (7ème) où ils espéraient être reçus. "Nettoyons le gouvernement au Karcher", pouvait-on lire sur les banderoles, en allusion aux récents propos du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, à la cité des 4.000 à La Courneuve. Les manifestants scandaient aussi : "Les procès à huis-clos, c'est la méthode des fachos". Lors du procès en mai de plusieurs jeunes au Palais de justice de Paris, l'accès à la 24e chambre correctionnelle avait été refusée à plusieurs lycéens, à la suite de tensions et de bousculades entre jeunes et gendarmes au tribunal.
Mardi, une délégation, essentiellement lycéenne, de dix membres du collectif avait été reçue par le chef adjoint du cabinet du ministe de l'Education Gilles de Robien. "Nous avons d'abord demandé l'abandon des poursuites et le retrait des plaintes déposées par l'Education nationale, notamment après l'occupation d'une de ses annexes dans le XVe. Nous nous sommes heurtés à une fin de non-recevoir totale", avaient-ils déclaré. En revanche, le ministère nous a répondu plutôt positivement pour nos demandes de levée des sanctions administratives prises sur le terrain comme des refus de réinscription de lycéens pour l'année prochaine. On nous a dit de constituer des dossiers solides et de les adresser à la direction de l'enseignement scolaire", ont-ils ajouté.
Photo : manifestation anti-Fillon du 21 avril 2005 (archives, AFP)
Retour MYTF1
Chargement en cours...




