Frais d'inscription : la liste noire de l'UNEF

Par , le 28 juillet 2005 à 10h29 , mis à jour le 28 juillet 2005 à 22h00

Le syndicat étudiant assure que 46 universités françaises réclament des frais d'inscriptions supplémentaires "illégaux". Particulièrement épinglées en master, Toulouse 1, Aix-Marseille 3, Saint-Etienne ou Chambéry.

DR. © INTERNE

Il y a une semaine, Gilles de Robien a publiquement condamné les frais d'inscriptions illégaux dans les universités. Le ministre a promis d'y mettre fin dès cette rentrée. Jeudi, l'Union nationale des étudiants de France lui fournit une première liste des moutons noirs. Et, si l'on en croit cette étude, le troupeau est de moins en moins immaculé. Quarante-six établissements sur 76 recensés – cinq universités ont échappé à la radiographie -, se seraient mis en infraction avec la loi. Celle-ci, rappelle le syndicat, n'autorise les frais supplémentaires que s'ils concernent des prestations facultatives et non indispensables pour la poursuite des études.

La poussée de fièvre a commencé à Grenoble 2. De nombreux étudiants ont alerté l'Unef sur le fait que l'université fait payer, selon les niveaux, entre 200 et 1200 euros, en plus des droits d'inscriptions fixés nationalement. "Des milliers d'étudiants ont été sensibilisés et ont refusé de mettre la main à la poche", a expliqué jeudi Bruno Julliard, président de l'UNEF. Mais le syndicat assure que "plus de 60% des universités sont aujourd'hui hors-la-loi et s'exposent à des recours contentieux". Trente-six d'entre elles pratiquent des dépassements de 7 à 50 euros, généralement affectés à des frais de fonctionnement.

Essentiellement en master

Mais dix autres, dont Grenoble 2, Aix Marseille 3, Saint-Etienne, Chambéry, Perpignan ou Toulouse 1, demandent des frais supplémentaires de 50 euros à 3500 euros, selon l'Unef qui précise qu'il existe dans ces cas une "volonté politique de faire payer aux étudiants le coût de leurs études et de les faire contribuer au développement de l'université". Le syndicat constate que ces établissements se situent pour la plupart en province ou dans la banlieue parisienne.

Toulouse 1 réclame ainsi 359 euros en 2e année de master (bac+5) et Aix-Marseille 3, 3500 euros en 2e année de master professionnel. De leur côté, l'université de Saint-Etienne facture 531 euros supplémentaires aux étudiants de master de droit des affaires (santé), celle de Chambéry 498 euros aux étudiants de sciences économiques et de gestion et Perpignan la même somme aux masters d'histoire de l'art. En queue du tableau des mauvais élèves, Montpellier 2, Paris 11 et Poitiers font payer 7,60 euros supplémentaires.

Par David Straus le 28 juillet 2005 à 10:29
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27 Commentaires

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  • Delphine, le 29/07/2005 à 14h34

    Au vu des commentaires parcourus , quelques éléments en pagaille : l'école n'est pas gratuite jusqu'à 16 ans mais obligatoire ! ; les étudiants boursiers touchent une bourse ( environ 300 euros mensuels ) et sont exonérés des droits d'inscriptions ; L'égalité des chances n'est bien evidemment pas totale. Il est plus difficile, mais pas impossible, pour un jeune issu des milieux défavorisés d'accéder aux écoles supérieures privées, qui représentent une formation largement plus valorisée sur el marché de l'emploi; la fac laisse très très largement le temps de bosser en parallèle. Ceux qui geignent pcq ils "doivent " bosser en parallèle ont un poil dans la main. j'ai bossé entre 20 et 30 h par semaine pendant ttes mes études ( Bac + 6) , j'ai réussi mes études, je suis beaucoup sortie et partie en vacances ! Mais je ne passais pas mon temps devant la TV à glandouiller comme beaucoup .. Le systeme social français est top et laisse vraiment sa chance à tous...il faudrait arrêter de se lamenter ; Quand on bosse, il faut ramener ses dernières feuilles de paye au moment de l'inscription et on est exonéré des droits d'inscription ( on a pas payé la sécu étudiante même si l'employé de la fac le soutient ! )

  • Pierre, le 29/07/2005 à 11h41

    L'UNEF a beau fustiger ces droits complémentaires. Mais lors des discussions locales, il y a un an maitenant avant la mise en place de la réforme LMD, L'UNEF à Grenoble a accepté ces frais proposés pour les différentes formations. Donc au lieu de donner des leçons, soyez crédible les syndicalistes en herbe !!! La représentation que vous faites n'est pas glorieuse et n'est pas réaliste. C'est un appel à la démagogie et non à la construction d'un service d'enseignement supérieur publique pour tous...

  • Hervé, le 29/07/2005 à 11h40

    A Laure de Grenoble: je suis passé par une université avant d'aller à Grenoble (le monde est petit) et je peux te dire que tu en as pour ton argent dans les deux cas. 300 euros pour un an de fac, et 7000 euros pour un an de Grenoble. Dans les deux cas, c'est ce que ça vaut! A noter qu'en plus des frais d'inscription il fallait payer le loyer alors qu'en fac j'allais à côté de chez mes parents. 4 ans après je ne regrette rien, et tant pis pour les dettes. Ca se rembourse, doucement. A noter que je connais une fille de SMICard qui a fait la même école et elle est sortie sans dettes... grâce aux bourses. Maintenant elle a un salaire élevée et elle aurait parfaitement pu rembourser un emprunt, et les branques lui auraient prêté de l'argent car elles savent ce que vaut un vrai diplôme... Vous me parlerez d'inégalités un autre jour messieurs de l'UNEF!

  • Pascal, le 29/07/2005 à 10h44

    Ces frais d'inscription supplémentaires sont abusifs. L'Université est déjà financée par nos impôts : l'Education Nationale représente le 2nd budget de l'Etat après l'armée. Lorsque j'étais étudiant, on nous demandait chaque année de 100 à 200 francs (de préférence en liquide) pour acheter du matériel pour les Travaux Pratiques, mais on n'en voyait jamais la couleur. En fait, cet argent servait aux enseignants-chercheurs à acheter du matériel pour leur labo.

  • Laure, le 29/07/2005 à 10h43

    A l'etudiant amienois : je suis desolee de te contredire mais aucune ecole superieure de commerce n'est gratuite ( les frais varient entre 5000 et 8000 euros par ans)( à l 'exception de linstitut national des telecom , car elle est affiliée a une ecole d inge) l utc compiegne n'est pas une ecole superieure de commerce ( et encore moins dans le haut du classement des formations commerciales..) donc ne dis pas que dans ce domaine on a le choix entre public et prive ( on a plutot le choix entre endettement ou chomage)

  • Antoine, le 29/07/2005 à 10h16

    Franchement, vous vivez dans quel monde pour considérer que 450? est cher payé pour une formation universitaire ?? On est pas au pays des bisounours, et la réalité existe... Quand à la fac totalement gratuite pour tous... Pourquoi pas tout une classe d'âge au doctorat de socio ??? Déjà que, sauf quelques exceptions, un diplôme de fac ne mène qu'à l'enseignement, la fonction publique ou à l'ANPE...

  • Den, le 29/07/2005 à 06h05

    Moi, je fais mes études par correspondances et pour me les payer, je travaille 30 heures par semaine. je cotise à la sécurité sociale donc je suis assurée. et bien on m'oblige à repayer la sécurité sociale des étudiants ce n'est pas normal

  • Laurence, le 28/07/2005 à 23h44

    Je vis au USA, et ici, meme l'enseignement en maternelle coute au minimum 2000 euros par ans, avant 5 ans, tout est prive, idem pour les etudes universitaires qui coutent une fortune, des milliers d'euros par ans. En France, on se plaint de tout, allez voir ailleurs un peu comment ca se passe ....

  • Patrice, le 28/07/2005 à 21h23

    Hélène d'Avignon : avez-vous réellement été à l'université ? Vous verrez que c'est bien plus que 150?. Il y a 6 ans, j'en avais eu pour 500 euros si mes souvenirs sont bons. Et si ailleurs c'est bien plus cher, et bien montrons leur l'exemple et que la modernité c'est d'assurer la formation gratuitement pour sa jeunesse.

  • Un étudiant amiénois, le 28/07/2005 à 18h30

    Que de mauvaise foi... ceux qui n'ont pas beaucoup de moyens sont exonérés de frais d'inscription... la BOURSE sur criteres sociaux, ca vous dit quelque chose ? dès l'echelon 0 on ne paie que 3 ou 4 euros de frais pour toute une annee ! Alors evidemment, ceux qui se plaignent de ne pas pouvoir aller a sciences po, je les comprends, mais c'est comme pour les ecoles d'ingenieurs et de commerce, il y a du prive et du public ! et les prets etudiants ca existe !! sinon, il y a beaucoup d'autres universites, ecoles d'ingé et de commerce qui sont publiques et de très bon niveau (l'UTC de Compiegne pour ne prendre que cet exemple). Autre chose, quand il y a 3500 euros de frais pour une formation en master 2 (ex-DESS), c'est generalement parce que c'est une formation continue, donc ces frais sont pris en charge par l'entreprise partenaire dans laquelle l'etudiant va travailler ! Et pour ceux qui se plaignent de devoir payer les syndicats et associations d'etudiants, qu'ils arrêtent de se regarder le nombril ! Sans syndicat ni association, la vie étudiante serait bien pire (pas de soirees, pas d'entraide entre étudiants, pas de communication, pas de bons plans, bref, pas de vie) !!! C'est comme pour les entreprises, sans les syndicats ni les comités d'entreprise, on n'aurait pas les memes avantages qu'aujourd'hui !! Merci de me publier:)

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