14 juillet : Chirac va devoir convaincre

Par , le 13 juillet 2005 à 12h11 , mis à jour le 26 juillet 2005 à 10h08

Le chef de l'Etat s'adresse aux Français à un moment difficile pour lui après ses deux défaites du référendum européen et des JO, et alors qu'un nouveau sondage CSA confirme son impopularité. Mardi, Nicolas Sarkozy a posé la question de l'utilité de l'interview traditionnelle du 14 juillet.

Jacques Chirac Ecosse G8 réaction JO 2012 © LCI

Clicquez ici pour suivre en direct et en vidéo sur tf1.fr l'interview du chef de l'Etat

Comment Jacques Chirac va-t-il utiliser la traditionnelle interview du 14 juillet pour rendre la confiance aux Français ? Que peut dire le président ? La question agite depuis quelques jours la majorité et les commentateurs politiques. En effet, nul ne doute que le chef de l’Etat aura fort à faire pour reprendre la main et montrer à l’opinion qu’il reste le « patron », malgré l’énergie développée chacun à sa manière par Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin.

Un sondage CSA publié par le Parisien mercredi matin confirme la crise de popularité du chef de l’Etat. En effet, 60% des personnes interrogées déclarent ne pas lui faire confiance pour répondre aux problèmes du pays. Ce rejet se retrouve dans toutes les catégories de la population hormis… les plus de 75 ans qui lui accordent leur confiance de justesse. Autre enseignement de cette enquête, la lutte contre le chômage reste la préoccupation numéro un des Français (56%), largement devant la nécessité de redonner le moral aux Français. Mais l’une ne découlera-t-elle pas de l’autre ? Or, selon un autre sondage Louis Harris pour Libération, 59% des Français estiment que les mesures annoncées par le Premier ministre pour relancer l’emploi "vont dans le mauvais sens".

C’est dans ce climat difficile que les ténors de la majorité ont réfléchi mardi matin sur la teneur que devait prendre l’intervention de Jacques Chirac. Interrogé par le Premier ministre, « chacun y est allé de son petit commentaire, les uns sur la lutte contre le chômage, les autres sur l’Europe, explique à tf1.fr une personnalité présente autour de la table ; comme souvent depuis son arrivée à Matignon, Dominique de Villepin a écouté attentivement. » Une discussion ouverte donc et un Premier ministre silencieux.

"Les non-dits sont plutôt drôles "

Mais silencieux, Nicolas Sarkozy ne l’est jamais. Fidèle à sa stratégie du « sans tabou », le président de l’UMP a bousculé l’ambiance consensuelle avec une remarque sur l’utilité même de l’interview du 14 juillet. De propos rapportés mercredi matin par Libération : « pourquoi on perpétue cette tradition » s’est-il interrogé, arguant que «les gens sont sur la plage et que l’impact du message n’est pas maximal ».

Nouvelle flèche lancée contre Jacques Chirac ou simple désir de « dire ce qu’il pense » sans vergogne ? « Les coups bas de Sarko, on les connaît. Mais je n’ai pas senti lors de cette discussion une quelconque volonté de nuire, explique ce ténor de droite peu suspect de sarkomania. Il veut juste déplacer les lignes et être toujours dans la proposition ». A sa proposition, le Premier ministre n’a bien sûr pas répondu. « Dans les réunions où s’expriment successivement Villepin et Sarkozy, il y a des moments où les non-dits sont plutôt drôles » ajoute l’interlocuteur de tf1.fr. Reste qu’à la veille de l’intervention présidentielle, le président de l’UMP a encore trouvé le moyen de donner son avis sur la fonction suprême et de pousser Jacques Chirac à justifier par son propos la pertinence de ce rituel du 14 juillet.
En attendant, le président de l'Assemblée nationale Jean-Louis Debré a déclaré qu'il était "tout à fait légitime" que le président s’exprime le 14 juillet, ajoutant qu'il ne "voyait pas pourquoi il faudrait revenir sur ce moment privilégié de la vie politique".

                                                     Plainte de Sarkozy contre Le Matin

Le ministre français de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, a porté plainte pour atteinte à la vie privée contre le quotidien suisse Le Matin, qui avait publié des articles sur ses problèmes conjugaux. Selon le journal de Lausanne, l'avocat du ministre, Philippe Blanchetier, a demandé l'assignation du journal devant le Tribunal de grande instance de Thonon-les-Bains (Haute-Savoie, sud-est de la France). "Il demande au tribunal de constater que Le Matin a porté atteinte à la vie privée de Nicolas Sarkozy en publiant sans son accord divers articles relatifs à la vie conjugale et sentimentale de celui-ci et de son épouse (entre le 25 et le 29 mai 2005)", écrit le journal.

Par Renaud Pila le 13 juillet 2005 à 12:11
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29 Commentaires

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  • Arnaud Dubois, le 13/07/2005 à 18h43

    Pour ceux qui croient encore au sérieux de Mr Sarkozy, je voudrais qu'ils lisent ce bout de journal. Présent à Bruxelles pour un sommet des ministres de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy a déclaré après une réunion présidée par son homologue britannique Charles Clarke qu'une partie de l'équipe responsable des attentats avait été arrêtée au printemps 2004, une information immédiatement démentie par la délégation britannique. En Conclusion, Mr Sarkozy n'est qu'un mytho. Arnaud, Paris

  • Momo du 9-3, le 13/07/2005 à 18h11

    Je crois que sarko est en déphasage avec lui-meme.Pourquoi n'a-t-il pas fait cette remarque du temps de Mitterand qui en etait l'initiateur?

  • Rolland, le 13/07/2005 à 17h55

    Sarkosi,nous etonnera tjrs nous ne voyons que lui,cet homme est dangereux

  • Nico, le 13/07/2005 à 17h48

    Sarkozy : beaucoup de paroles, beaucoup de démago. Les autres politiques ont le mérite de brasser de l'air en silence.

  • Tinet, le 13/07/2005 à 17h20

    Je trouve que Sarkozy a raison , de toute facon que Chirac parle ca ne changera rien , alors c'est mieux qu'il se taise

  • DOLY, le 13/07/2005 à 17h15

    Qui est ce Mr qui se veut futur Président de la France et qui remet tout en cause, sait tout, et veut toujours avoir raison? Est-ce un complexe d'infériorité dû à sa taille. Merci de me publier

  • Fil44, le 13/07/2005 à 16h49

    Pauvre sarkosy,il ne sait meme plus a quelle famille il appartient,de toute facon il serait surement aussi impopulaire que chirac s'il avait effectue 10 ans a l'elysee

  • LOZACHMEUR, le 13/07/2005 à 16h40

    Monsieur Sarkozy est un excellent communicateur, mais celà devient maintenant trés compliqué de le suivre, Nicolas je t'aime bien, mais c'est vrai tu n'a pas beaucoup changé depuis 1978 à Balard lors de nos footing au bois de Meudon, tu t'accroches car tu veux toujours etre le meilleur. Amicalement Christian

  • Yeuyeute, le 13/07/2005 à 15h48

    "Les gens sont sur la plage... l'impact n'est pas maximal." Alors pourquoi avoir voté une loi permettant de légiférer par ordonnances durant ce même été, sans que les français (qui sont à la plage) puissent réagir ? De qui se moque-t-on ? Que Mr. Chirac fasse son discours, c'est moins dangereux !

  • Francky, le 13/07/2005 à 15h39

    Le Président n'a plus aucune autorité. Ses soucis sont multiples. Deplus il ne peux même pas démissionner. Rappel simple : grace à un certain Roland Dumas, la fonction de Président de la République protège le citoyen M. Jacques Chirac des tribunaux....

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