14 juillet : un défilé "auriverde" ?

Par Alexandra GUILLET (avec afp), le 14 juillet 2005 à 07h00 , mis à jour le 24 juillet 2005 à 09h48

Le défilé du 14 juillet sur les Champs-Elysées se déroulera cette année sous le double signe "des armées au service de la solidarité" et de la célébration par la France de l'année du Brésil. Une semaine après les attentats de Londres, 5000 policiers et gendarmes seront mobilisés pour assurer la sécurité du défilé.

chirac bentegeat 14 juillet défilé

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Le 14 juillet est jour de fête nationale. C’est aussi, comme le veut la tradition, jour de défilé militaire sur l’avenue des Champs Elysées. La France célébrant "l’année du Brésil", plusieurs unités de ce pays du nord de l’Amérique latine seront à l’honneur. Ainsi, cinquante musiciens de la fanfare martiale du corps des fusiliers marins et 96 cadets de l'académie militaire des "flèches noires" paraderont devant le chef de l’Etat Jacques Chirac, ainsi que devant le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, hôte d'honneur des cérémonies du 14 juillet. Dans les airs, sept avions Tucano, de "l'escadrille de la fumée", équivalent de la Patrouille de France, clôtureront la manifestation.

Solidarité sur tous les fronts

Autre thème marquant du défilé militaire 2005 : la solidarité. Plusieurs unités s’étant illustrées en OPEX (opérations extérieures) au cours de l’année feront un passage sur les Champs. Ce sera notamment le cas des élèves du porte-hélicoptères Jeanne d'Arc et de la frégate anti-sous-marine Georges Leygues qui ont participé aux opérations Beryx en Asie après le tsunami. Défilera également le premier régiment d'hélicoptères de combat (Beryx, Côte-d'Ivoire et lutte contre les incendies en France). Pour la première fois, une base pétrolière interarmées participera également au défilé motorisé, en hommage à son rôle d'approvisionnement aux réfugiés du Darfour (ouest du Soudan). A noter également la présence originale de quelque 200 chiens du 132e bataillon cynophile de l’Armée de Terre à Suippes, accompagnés de leurs maîtres.

Une heure trente de show

La manifestation débutera avec l'arrivée à 10H00 du président Jacques Chirac, avenue de Friedland. Il sera accueilli par le chef d'état-major des armées Henri Bentégeat. Après les honneurs, une animation musicale de dix minutes se terminera avec l'interpétation de La Marseillaise par le ténor Roberto Alagna. Il sera accompagné par l'orchestre symphonique de la Garde républicaine et le choeur de l'armée française. La Patrouille de France, avec ses neuf Alphajet, ouvrira à 10H30 le défilé aérien composé de 60 avions, parmi lesquels onze aéronefs de la NRF (force de l'Otan) et dix-sept du groupement aérien européen (GAR). 4.000 militaires à pied prendront alors la suite. Les éléments de la police nationale arboront fièrement, à n'en pas douter, leur toute nouvelle tenue, griffée Balenciaga. L'uniforme n'avait pas été changé depuis 20 ans. Le défilé à pied se terminera par la traditionnelle marche lente de la Légion étrangère. A 11H05, les troupes montées, avec leurs 241 cavaliers, descendront à leur tour les Champs-Elysées, suivis des 380 véhicules et 83 motos du défilé motorisé. Après le passage de 29 hélicoptères, les sept avions brésiliens Tucano clôtureront la démonstration.

5000 policiers et gendarmes mobilisés, circulation bloquée

5.000 policiers et gendarmes seront mobilisés jeudi pour le défilé du 14 juillet, soit 250 de plus qu’en 2004). Le service d'ordre et de sécurité a été "particulièrement renforcé dans le cadre du passage au niveau rouge du plan Vigipirate" depuis les attentats de Londres, a annoncé la préfecture de Paris. Les spectateurs seront soumis à des contrôles systématiques, en particulier des sacs et des identités. En 2002, le défilé avait été le théâtre d'une tentative d'attentat contre Jacques Chirac. Des mesures de restriction de stationnement et de circulation seront prises  dans et autour de l'avenue des Champs-Elysées, a précisé la préfecture, dès 12h30 mercredi pour certaines, les automobilistes devant éviter le coeur de la  capitale ce jour-là, selon elle.

Pour le feu d'artifice qui sera tiré jeudi soir en présence habituellement de centaines de milliers de personnes, plus de 2.000 policiers et gendarmes seront mobilisés pour la sécurité, un chiffre équivalent à celui de 2004.

Par Alexandra GUILLET (avec afp) le 14 juillet 2005 à 07:00
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