Lucien Léger, un pas vers la liberté

le 01 juillet 2005 à 10h56 , mis à jour le 01 juillet 2005 à 22h01

La justice a ordonné vendredi la remise en liberté conditionnelle du plus ancien détenu de France, âgé de 68 ans, en prison depuis 41 ans. Lucien Léger reste toutefois en prison, le parquet ayant interjeté appel.

lucien_leger_vieux_detenu

Le tribunal d'application des peines d'Arras a ordonné vendredi la remise en liberté conditionnelle de Lucien Léger, le plus ancien détenu de France. Par ce jugement, il est admis à la libération conditionnelle à compter du 16 août, avec obligation de résidence et de suivi par un travailleur social. Le tribunal a motivé sa décision par "un examen très exhaustif des problèmes posés par la réadaptation et la réinsertion" du détenu, a indiqué son avocat, Me Jean-Jacques de Félice. Mais Lucien Léger va toutefois devoir rester en prison, le parquet ayant fait appel. Une audience devrait avoir lieu à la cour d'appel de Douai (Nord) dans les deux mois.

Me de Félice s'est dit "satisfait du contenu du jugement", mais a regretté l'appel du parquet, qui selon lui "n'était pas nécessaire". "Je considère que c'est malheureusement une décision liée au climat très tendu dans une opinion publique chauffée à blanc sur ces questions", a-t-il déclaré. Il a relevé que le procureur de Douai, consulté parce que Lucien Léger résiderait dans son ressort s'il sortait de prison, avait émis un avis favorable à la libération du détenu.

Lucien Léger, 68 ans, en prison depuis 41 ans est actuellement détenu à Bapaume, dans le Pas-de-Calais. Il avait été condamné en 1966 à Versailles à la réclusion à perpétuité pour le meurtre en 1964 de Luc Taron, 11 ans, enlevé le 27 mai à Paris et retrouvé mort dans les bois de Verrières-le-Buisson, dans l'Essonne. Une quinzaine de demandes de libération conditionnelle lui ont déjà été refusées. Il a par ailleurs demandé à la Cour européenne des droits de l'homme à  Strasbourg, qui doit se prononcer dans les prochains mois, de condamner la  France pour "traitement inhumain".

Rejet de la demande de liberté de Nathalie Ménigon

action directe nathalie menigonLe même tribunal d'application des peines d'Arras a rejeté vendredi la demande de libération conditionnelle de l'ancienne membre du  groupe terroriste Action Directe Nathalie Ménigon. Le tribunal a suivi l'avis du substitut du procureur d'Arras qui avait demandé son maintien en détention lors d'une audience le 20 juin au centre de détention de Bapaume (Pas-de-Calais), où Nathalie Ménigon, 48 ans, est incarcérée. Le parquet avait mis en avant les failles du projet de réinsertion et  l'absence de repentir de l'ancienne terroriste.
Nathalie Ménigon, partiellement hémiplégique et dépressive, a été condamnée en 1989 avec les autres membres du groupe terroriste à la réclusion criminelle à perpétuité pour l'assassinat du PDG de Renault Georges Besse en 1986, puis en 1994 pour cinq autres faits commis entre 1984 et 1986, dont l'assassinat de l'ingénieur général de l'armement René Audran en 1985.

Photo : Lucien Léger (archives)

le 01 juillet 2005 à 10:56
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles France
  

4 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Albert, le 01/07/2005 à 12h28

    PERPETUITE!!!!!!!!!!!!!!!

  • Pascal, le 01/07/2005 à 12h19

    Perpétuité, c'est perpétuité ! C'est quoi ces sanctions au rabais. Vous ne pensez pas que le petit Luc, il l'a, lui, sa perpétuité ... pour rien.

  • Regis, le 01/07/2005 à 11h18

    Pas de liberation conditionnelle pour les criminels sexuels ! Les récidives sont trop nombreuses, il n'y a qu'a regarder l'actualité... Protegeons nos enfants et isolons ces criminels définitivement !

  • Dupont, le 01/07/2005 à 11h17

    Ca suffit ces libertés conditionnelles !! l'actualité récente nous l'a démontrée !!! ces criminels doivent rester en PRISON !!!

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience