© INTERNEL'attentat a été perpétré peu après six heures samedi matin. L'engin explosif, de nature encore indéterminée, a été lancé dans la cour de la caserne du groupement de gendarmerie de Haute-Corse à Bastia, provoquant des dégâts "légers" au pied d'un bâtiment abritant les appartements des militaires et leurs familles. L'attentat n'a été ni signé, ni revendiqué. Il intervient au lendemain de la visite en Corse du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy qui a annoncé que l'Etat poursuivait sa politique de fermeté à l'égard des "poseurs de bombes cagoulés", qu'il a qualifiés de "lâches" devant les élus de l'Assemblée de Corse. Les démineurs, qui ont installé un périmètre de sécurité, ont exclu qu'il puisse s'agir d'une grenade, selon une source proche de l'enquête. Le nouveau préfet de Haute-Corse, Gilbert Payet, s'est rendu immédiatement sur les lieux.
Cette très grande caserne située dans le quartier Montesoro, dans la périphérie de Bastia, est très régulièrement l'objet d'attentats. Elle est située en plein coeur d'un quartier dense d'immeubles d'habitation, de commerces et d'un lycée. Elle abrite le commandement de la gendarmerie de tout le département. Le 8 octobre 2004 et le 29 septembre 2002, des grenades avaient déjà provoqué de légers dégâts dans la cour de la caserne de Montesoro.
En trois ans et demi, une cinquantaine d'attentats ou tentatives ont visé en Corse des gendarmeries ou les biens des gendarmes. La gendarmerie constitue, de très loin, l'institution la plus visée par les attentats perpétrés par les indépendantistes clandestins en Corse.
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