Une caméra surveillant les couloirs de bus à Paris (LCI) © LCILe Conseil de sécurité intérieure (CSI), présidé à l'Elysée par Jacques Chirac et réunissant les principaux ministres, a adopté mardi de nouvelles mesures anti-terroristes, notamment dans les domaines de la vidéo-surveillance et de la conservation des données téléphoniques, a-t-on appris à l'Elysée. Il a également confirmé le niveau rouge du plan Vigipirate et la mobilisation totale des services et des forces de sécurité.
Le CSI, qui se réunit régulièrement pour faire le point sur la sécurité intérieure, ne fait l'objet d'aucun compte-rendu officiel. Interrogé par l'AFP, l'Elysée a indiqué que ce Conseil a permis l'adoption de décisions visant à renforcer la lutte contre le terrorisme, notamment dans le domaine de la surveillance des individus et des réseaux à risque, de la vidéo-surveillance et de la conservation des données téléphoniques.
Le chef de l'Etat a chargé le Premier ministre Dominique de Villepin et les ministres concernés de mettre en oeuvre ces décisions dans les délais les plus brefs, a-t-on souligné de même source. Ce CSI, préparé par la réunion de ministres qui s'est tenue lundi soir à Matignon, a été notamment consacrée à l'évaluation de la menace terroriste.
Un projet de loi d'ici fin août |
Un projet de loi antiterroriste sera "prêt d'ici fin août pour pouvoir être discuté dès la rentrée" parlementaire, a-t-on appris mardi au ministère de l'Intérieur. L'objectif est que ce texte soit adopté "avant Noël", a précisé cette source à l'AFP. Il devrait notamment donner un cadre à l'utilisation de la vidéosurveillance dans la lutte antiterroriste. Les moyens de vidéosurveillance dans les transports publics devraient être augmenté de façon très importantes d'ici la fin de l'année. Une caméra devrait ainsi être installée dans chacun des 4.000 bus parisiens de la RATP avant décembre, a-t-on cité à titre d'exemple. Le stockage de "données de connections" téléphoniques (qui appelle qui, où, quand, combien de temps) sera également un des thèmes du projet de loi. Ces données, qui n'incluent en aucun cas le contenu des conversations, devraient pouvoir être stockées "un an" par les opérateurs de téléphonie mobile, période durant laquelle les services de police pourraient les demander pour les besoins d'enquêtes. Le texte devrait également faciliter les contrôles d'identité dans les trains internationaux, ainsi que le contrôle des passagers d'avions. |
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