"Le racisme n'est pas une opinion c'est un délit"

Par A.Ga. (d'après AFP), le 04 juillet 2005 à 20h16 , mis à jour le 04 juillet 2005 à 20h21

Le parquet a requis huit mois d'emprisonnement avec sursis lundi à Toulouse à l'encontre de la gérante d'une agence immobilière toulousaine. Elle était poursuivie pour ne pas avoir soumis des offres de logement des candidats étrangers ou d'origine étrangère.

Discrimination toulouse © LCI

Elle est soupçonnée d'avoir, pendant des années, écarté des étrangers ou des personnes d'origines étrangères des offres de logement. Et ce à la demande d'au moins 250 propriétaires. Contre cette gérante d'une agence immobilière toulousaine, le parquet a requis huit mois d'emprisonnement avec sursis et 8.000 euros d'amende lundi à Toulouse.

Le représentant du parquet, le procureur Yves Delpérié a également demandé "la fermeture pour quelques mois de l'agence, une mesure qui peut marquer les esprits". "Ce qui est glaçant, c'est la bonne conscience de Réjane Massarès, (...) on passe du racisme honteux à un racisme assumé, public, sans mauvaise conscience, (...) Il faut garder notre capacité d'indignation" a déclaré le procureur, en déclarant que "le racisme n'est pas une opinion c'est un délit".

L'association SOS Racisme, partie civile, avait déposé plainte en mai 2003 contre l'agence Sud-Location, après le témoignage d'une ancienne salariée qui dénonçait des pratiques discriminatoires à l'encontre de certaines populations, principalement maghrébine et d'Afrique noire. Selon SOS Racisme, le listing informatique comme les fiches manuscrites de renseignements sur les logements à louer faisaient parfois apparaître la mention P.E. pour "pas d'étranger". Durant l'enquête, la gérante a fourni une liste de 250 propriétaires qui auraient demandé l'utilisation de cette mention. Le tribunal correctionnel de Toulouse a mis sa décision en délibéré jusqu'au 3 août après une brève plaidoirie de la défense de la gérante de Sud-Location.

(Image d'archives/DR)

Par A.Ga. (d'après AFP) le 04 juillet 2005 à 20:16
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15 Commentaires

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  • Johanna, le 05/07/2005 à 10h40

    Pour Franck et Nicedeville : la liberté de chacun s'arrête là où commence la liberté de l'autre. Le racisme est un délit par définition car il porte atteinte à la liberté de celui qui en est victime. POINT.

  • Annik, le 05/07/2005 à 10h37

    Bon, si c'est comme ca je ne dis plus rien - mais je le pense. Pour moi P.E.

  • JP, le 05/07/2005 à 10h30

    Moi aussi je croyais qu'en France, pays de libertés, on avait le droit de choisir. Tremblez propriétaires, bientôt on vous imposera vos locataires !

  • Bassompierre, le 05/07/2005 à 10h21

    Lors de la manifestation des lyceens contre la loi fillon ou ils se sont fait agresser par des sois disants integres on a parle de racisme anti blanc mais sos racisme n'a me semble t il pas porte plainte

  • Rachid, le 05/07/2005 à 10h20

    "Le racisme n'est pas une opinion c'est un délit" le Procureur a raison.

  • Joss, le 05/07/2005 à 10h09

    La police de la pensée existe bien en france: RESISTANCE

  • Christophe, le 05/07/2005 à 09h58

    Et la problème c'est la mention écrite ou informatisée... si tout était resté sans notes il n'y aurait pas eu de souci pour la propriétaire de l'agence. Comme chez les autres

  • Stéphane, le 05/07/2005 à 09h43

    On a le droit de faire du commerce avec qui on veut, quand on veut. Je trouve scandaleux de forcer les gens à commercer avec tel ou tel : je suis désolé, mais cela s'apparente également à du racisme !

  • Cédric, le 05/07/2005 à 09h37

    Quand je vois tous les papiers que j'ai du fournir pour une location d'un studio à Paris, ça fait peur. voici la liste: carte d'identité, trois derniers bulletins de salaire, deux derniers avis d'imposition, trois dernières quittance de loyer, facture EDF, attestation sur l'honneur de mon ancien propriétaire comme quoi je payais, un rib, copie de la carte vital. Et mon père a du se porter garant et remplir les mêmes conditions. On rêve...

  • Jean, le 05/07/2005 à 08h39

    Il me reste la liberté de penser et celle de partir. C'est déjà çà.

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