
Nicolas Sarkozy est vendredi en Corse pour une visite consacrée au développement économique. Mais dès son arrivée à Calvi, il s’est exprimé sur la menace terroriste, au lendemain des nouveaux attentats de Londres. Et le ministre de l’Intérieur n’a pas caché son inquiétude mais également sa détermination. Ces attentats "auraient pu tuer", a-t-il relevé, en ajoutant que "nous sommes très préoccupés de la situation et nous considérons que la vigilance qui a été décrétée en France à la suite des attentats du 7 juillet doit être maintenue à un très haut niveau", a-t-il affirmé.
Par ailleurs, le ministre de l’Intérieur juge nécessaire de s’attaquer en amont aux bases du terrorisme. "Nous avons décidé d'engager une action de grande ampleur sur le dépistage précoce des éléments de radicalisation", a-t-il expliqué. "Chacun a en France le droit de pratiquer sa religion, j'ai beaucoup fait pour le respect de la pratique d'un islam de France et non pas d'un islam en France, mais quand on voit l'âge des jeunes kamikazes de Londres, on voit la responsabilité de prêcheurs radicaux sur des esprits faibles et je n'ai pas l'intention de le tolérer", a ajouté Nicolas Sarkozy
Cette décision, de même que celle d' "augmenter les moyens de vidéosurveillance", a-t-il précisé, a été prise après que Nicolas Sarkozy se fut "entretenu avec le Premier ministre et a eu une longue réunion jeudi soir avec les responsables de la lutte antiterroriste et les services de renseignements français". "Nous avons décidé qu'il fallait augmenter les moyens de vidéosurveillance, accélérer tout ce que nous savons faire sur la téléphonie et le stockage des données, engager une action de grande ampleur sur le dépistage précoce des éléments de radicalisation, et mettre en place un certain nombre de mesures sur lesquelles je ne souhaite pas communiquer pour l'instant", a poursuivi le ministre. Quant aux attentats de Londres jeudi, "les premières informations que nous avons sur ce qu'il s'est passé nous amènent à considérer avec le plus grand sérieux ces événements", a souligné le ministre de l'Intérieur.
Une vingtaine de mosquées aux mains des radicaux, selon les RG "Une vingtaine de mosquées en France sont aujourd'hui aux mains des radicaux", déclare Pascal Mailhos, directeur central des Renseignements généraux, dans une interview au Parisien. Il estime qu'"aujourd'hui, la menace (d'attaques en France) est réelle" et que "la vigilance doit être maintenue à très haut niveau". "Le travail conjoint des services de renseignements français, DST, RG et DGSE, a en effet permis d'interpeller un certain nombre de suspects qui avaient des projets d'attentats en France. Mais il est difficile de dire avec précision quand ces groupes prévoyaient de frapper", souligne-t-il.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




