Sécurité routière : Villepin choisit la fermeté

le 01 juillet 2005 à 12h43 , mis à jour le 01 juillet 2005 à 18h04

Dominique de Villepin a demandé vendredi aux ministres de "maintenir un engagement très ferme" dans la lutte contre l'insécurité routière. Il a confirmé l'installation de 500 nouveaux radars en 2006.

Villepin Dominique sortie Elysée Premier ministre © lci

"A la veille des départs en vacances, le Premier ministre a rappelé sa ferme volonté de voir tout mis en oeuvre pour faire encore reculer la violence et l'insécurité routières. Il a invité les ministres à maintenir un engagement très ferme". Le communiqué de Matignon, publié à l'issue du 7ème Comité interministériel à la sécurité routière (CISR), se veut clair : la lutte contre l'insécurité routière est et reste une priorité. "La lutte contre l'alcoolémie et les stupéfiants sera accentuée", a également ajouté le Premier ministre. Par ailleurs, "le déploiement du contrôle automatique sera poursuivi par l'installation au cours de la prochaine année de 500 nouveaux radars qui, avec les 1.000 radars installés en 2005, viendront renforcer l'équipement des forces de l'ordre et permettront d'assurer la protection des endroits les plus dangereux", a réaffirmé Dominique de Villepin.

L'installation de ces nouveaux radars avait été annoncée jeudi par le Premier ministre lors de sa première conférence de presse. Il avait ainsi donné raison à son ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy aux dépens du ministre des Transports Dominique Perben qui, lui, plaidait pour une pause en 2006 dans ce domaine. Selon le délégué interministériel à la Sécurité routière Rémy Heitz, pour les radars, "les recettes depuis le début de l'année s'élèvent à 70 millions d'euros. C'est un dispositif qui aujourd'hui s'autofinance".

Le débridage des deux-roues montré du doigt

Le chef du gouvernement a également demandé au cours de la réunion du CISR que soient préparées "d'ici à la fin de l'année" des dispositions visant à "simplifier le système du permis et du retrait de points" et à "permettre l'immobilisation des véhicules étrangers responsables d'infractions graves sur le réseau français". Dans les mois qui viennent, a-t-il poursuivi, les actions seront "orientées en priorité en direction des jeunes et des conducteurs de deux roues motorisés, qui continuent de payer un trop lourd tribut à l'insécurité routière". "Une lutte déterminée sera engagée, avec tous les acteurs concernés, contre la pratique du débridage des cyclomoteurs et motocyclettes", a indiqué Dominique de Villepin.

Il a par ailleurs confirmé que le permis à un euro par jour pour les jeunes ne serait sur le marché "qu'à l'automne" et non le 1er juillet, comme l'avait annoncé son prédécesseur Jean-Pierre Raffarin, et qu'il concernerait "notamment les jeunes en apprentissage et en Civis" (contrat d'insertion dans la vie sociale). Il vise à faciliter l'accès des jeunes à la conduite et à réduire le nombre des conducteurs sans permis. L'Etat doit prendre en charge les frais financiers de ce prêt à taux zéro, dans une fourchette de 800 à 1.200 euros. Le financement de cette mesure sera assuré par "le produit des amendes des radars", a également confirmé Dominique de Villepin.

Photo d'ouverture : Dominique de Villepin - archives

le 01 juillet 2005 à 12:43
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1 Commentaires

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  • Christian, le 01/07/2005 à 21h36

    Les radars prennent les gens a 140 au lieu de 130 sur autoroute mais quid des cinglés faisant du ginkana ou brulant les stops et feux rouges??? c'est plus facile et plus rentable de mettre des radars que de s'occuper des vrais problémes routiers (feux, stops, alcoolémie, conducteurs sans permis..etc..)

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