
Jean-Luc Mélenchon (PS), Marie George Buffet (PCF), Olivier Besancenot (LCR) et Francine Bavay (Verts), étaient réunis dimanche pour un meeting à Arles dont le thème était : "Une nouvelle union des gauches est-elle possible ?". Oui, ont répondu à l'unanyme les partisans du non à la Constitution européenne. "On retrouve les figures emblématique de la bataille unitaire du non qui sont capables d'être ensemble cette fois-ci non pas seulement sur le non, mais sur des projets" et qui "ont montré qu'il y avait un chemin possible", a déclaré le socialiste Jean-Luc Mélenchon. D'après le sénateur de l'Essonne, "il faut que l'union se fasse. Le 'non' nous fait mandat. Nous devons ouvrir un chemin. Nous ne pouvons laisser la France sans issue", a-t-il lancé.
Laurent Fabius "candidat PS le mieux placé pour 2007"
Pour la secrétaire nationale du PCF Marie-George Buffet, l'union des gauches est nécessaire "pour faire en sorte que s'installe dans ce pays une majorité populaire, une majorité politique permettant de changer profondément, durablement les choses". "Je me bats pour que toute la gauche se retrouve sur un programme anti-libéral. Ce doit être notre objectif", a-t-elle déclaré. Pour Olivier Besancenot, porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), "le chemin sera fait d'embûches, d'engueulades nécessaires, de pièges". "Cette discussion, il faudra la faire en toute franchise, y compris sur ce qui peut nous séparer et franchement, je la souhaite la plus longue possible", a-t-il ajouté, égratignant au passage Laurent Fabius "qui propose encore l'alternance". "L'alternance, ça fait 25 ans qu'on en soupe. Les gouvernements passent et le libéralisme reste. On a la version hard à droite et la version soft à gauche", a commenté M. Besancenot.
Jean-Luc Mélenchon a estimé, lui, que Laurent Fabius - qui tenait lui-même un meeting samedi soir dans son fief du Grand-Quevilly (cf Fabius candidat au rassemblement) - était le mieux placé pour représenter le PS à la présidentielle. "Je pense qu'il faut un candidat socialiste qui vienne du non. Il n'y en a pas 50". "Il faut surtout que le PS se remette en ordre de marche. Il ne faut pas rester comme ça bunkérisé autour de cette équipe de perdants qui s'est trompée sur tout et qui, maintenant, voudrait qu'en plus, on pratique l'amnistie et l'amnésie", a-t-il affirmé. Francine Bavay (Verts), vice-présidente du conseil régional d'Ile-de-France, a renchéri: "il nous faut nous engager sur ce que serait un programme de gouvernement (...), et aussi sur un calendrier".
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