Villepin appelle au devoir de mémoire

le 17 juillet 2005 à 13h45 , mis à jour le 17 juillet 2005 à 18h13

Le Premier ministre a présidé dimanche la commémoration de la rafle du Vel d'Hiv à Paris. Il a appelé à lutter "sans relâche" contre "toutes les haines" et "contre le terrorisme". Les 16 et 17 juillet 1942, la police française avait raflé 12.884 juifs de la région parisienne.

Villepin © DR

C'était il y a 63 ans. Les 16 et 17 juillet 1942, la police française raflait 12.884 personnes de confession juive de la région parisienne. Plus de 8.000 d'entre elles avaient été rassemblées au Vélodrome d'Hiver durant six jours avant d'être transférées vers le camp de Drancy, puis déportées vers les camps d'extermination." Lors de la commémoration de la " rafle du Vel d'Hiv", Dominique de Villepin a appelé dimanche au devoir de mémoire. "Il n'y a de mémoire que vivante et active. Nous devons apprendre avec elle à éviter les pièges d'un fanatisme qui, malgré les leçons du passé, ne désarme jamais tout à fait", a dit le Premier ministre.

"La plus grande fermeté"

Lisant au cours de son intervention des témoignages d'enfants juifs déportés, Dominique de Villepin n'a pu dissimuler son émotion et a dû s'interrompre quelques secondes avant de reprendre son discours. "Contre la haine, toutes les haines, contre le terrorisme qui ensanglante nos capitales et fait peser une menace sur tous les peuples, affirmons le principe et le respect de l'état de droit", a déclaré le chef du gouvernement. Pour l'écouter notamment, l'ancienne présidente du Parlement européen Simone Veil, le maire de Paris Bertrand Delanoë et le président du Conseil représentatif des institutions juives Roger Cuckierman."La plus grande fermeté, oui, la plus grande vigilance, oui, la coopération la plus étroite entre les Etats, oui", a lancé Dominique de Villepin, qui s'était rendu en début de matinée au Mémorial de la Shoah.

Soulignant que "toute attaque physique ou verbale, toute atteinte, toute négation était inacceptable", il a assuré que son gouvernement les combattrait "avec la plus grande sévérité". "Ce sont des fautes contraires à l'esprit de la République", a dit le Premier ministre. "Contre toutes les formes d'antisémitisme, de racisme, de xénophobie, qui sont autant d'atteintes à la dignité de l'homme, luttons sans relâche (...) Ne donnons pas aux terroristes la satisfaction de semer le doute et la peur dans nos esprits", a-t-il ajouté.

(Le Premier ministr dimanche matin/LCI)

le 17 juillet 2005 à 13:45
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1 Commentaires

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  • Laurent, le 17/07/2005 à 16h18

    Je crois que l'heure n'est plus aux beaux discours mais à l'action,avec à la clé une interdiction de l'extreme droite avant les prochaines presidentielles si possible.

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