L'article du Figaro du 9 aoûtLes jours passent, et pas un seul élément à se mettre sous la dent. Plus d'une semaine après le crash d'un Canadair qui a coûté la vie à deux pilotes en Haute-Corse, affirmations et démentis se succèdent et ce, dans la plus grande confusion.
Alors que le porte-parole de la sécurité civile avait affirmé lundi que l'hypothèse d'une faute de pilotage "s'éloignait de plus en plus", le procureur de Bastia, Jean-Jacques Fagni, a tenu à affirmer mardi qu'il n'écartait toujours "aucune hypothèse" susceptible d'expliquer le drame. Selon le magistrat, il convient encore de réaliser "un examen des restes de l'avion dans de meilleures conditions" avant de "tirer une conclusion définitive".
Par ailleurs, le procureur a "formellement démenti" une information publiée mardi dans Le Figaro. Citant des "sources proches de l'enquête", le quotidien écrit que "les gendarmes auraient trouvé une pièce douteuse, peut-être contrefaite, qui aurait été montée par erreur sur le Canadair". "Je démens formellement qu'une pièce douteuse ait été retrouvée sur les lieux de l'accident", a objecté Jean-Jacques Fagni, ajoutant qu'il "doutait fort que cette rumeur provienne d'un enquêteur". Ambiance…
Bataille d'experts
Le procureur a expliqué que tous les débris de l'avion bombardier d'eau "ont été ramassés et déposés dans des sacs spéciaux" avant d'être hélitreuillés "mercredi ou jeudi" par un Super Puma de l'armée pour être "entreposés provisoirement dans un hangar". "Les pièces pourront y être examinées dans des conditions plus satisfaisantes qu'à flanc de montagne", a-t-il ajouté.
L'examen sera mené d'un côté par des experts du Bureau Enquête Accidents Défense (BEAD), chargé de l'enquête administrative, et de l'autre côté par les experts mandatés dans le cadre de l'enquête judiciaire, dont un expert judiciaire et deux spécialistes du centre d'essais aéronautique de Toulouse (CEAT). Les experts du constructeur canadien Bombardier "sont venus sur le site pendant deux ou trois jours pour aider les experts du CEAT et ils sont repartis", a poursuivi le procureur. En revanche, l'intervention des experts de la société de maintenance des Canadair, TAT Industries, "n'est pas envisagée", dans la mesure où l'hypothèse d'un problème de maintenance expliquant l'accident du Pélican 36 "fait partie des hypothèses envisageables".
Photo : l'article du Figaro du 9 août.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




