L'évadé de Pau retourne derrière les barreaux

le 07 août 2005 à 13h57 , mis à jour le 08 août 2005 à 08h27

Sébastien Khelifa Chaht, l'auteur présumé d'un homicide à Pau, a été interpellé samedi cinq jours après son évasion de l'hôpital psychiatrique où il était hospitalisé d'office. Il a été reconduit à la maison d'arrêt de la ville.

evade_pau

Cinq jours après son évasion de l'hôpital psychiatrique de Pau, Sébastien Khelifa, 20 ans, est retourné samedi soir à la maison d'arrêt de Pau après la levée de son hospitalisation d'office par le préfet des Pyrénées-Atlantiques. La décision du préfet faisait suite à l'avis d'un praticien du Centre hospitalier des Pyrénées (CHP) de Pau sollicité par la police pour une nouvelle expertise psychiatrique.

Cette levée d'hospitalisation d'office permettra aux enquêteurs de la police judiciaire d'auditionner ultérieurement le jeune homme, appréhendé samedi après-midi dans la banlieue de Pau après un signalement transmis lors d'un appel anonyme à Police Secours.

Un signalement transmis dans toute la France

Sébastien Khelifa avait été mis en examen début juin pour "vol avec violence ayant entraîné la mort" d'un commerçant de 73 ans retrouvé vertèbres cervicales fracturées, début mai, dans son magasin de coutellerie à Pau. En raison de "velléités suicidaires", le détenu avait ensuite fait l'objet d'une mesure d'hospitalisation d'office le 28 juillet au CHP de Pau où il avait été placé dans une unité sécurisée pour malades dangereux. C'est de cette unité qu'il s'était évadé dans la nuit de lundi à mardi après avoir "agressé", mais sans usage d'une arme, les deux infirmiers en service.

Pour retrouver la trace du fugitif, les autorités avaient déployé d'importants moyens, transmettant un "signalement urgent" dans toute la France auprès des services de police nationale, gendarmerie et police aux frontières (PAF), tandis qu'une photo du fugitif avait été communiquée aux médias.

Son évasion avait ravivé les craintes et la colère du personnel de l'hôpital psychiatrique de Pau, encore marqué par le double meurtre sanglant en décembre d'une infirmière et d'une aide-soignante par un ancien patient. Certains représentants syndicaux jugeaient que les détenus dangereux comme Sébastien Khelifa devaient être, en cas d'hospitalisation, placés dans des établissements plus sécurisés, comme les unités pour malades difficiles (UMD). Le directeur du CHP de Pau avait déjà exclu, comme le souhaitait le personnel, un retour de Sébastien Khelifa dans son établissement.

Photo d'ouverture : Sébastien Khelifa - DR

le 07 août 2005 à 13:57
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles France
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

      logAudience